L’exemple de la décharge sauvage qui grossit au fil des jours au niveau de la coquette station balnéaire d’Aokas qui accueille chaque saison estivale des milliers d’estivants qui y déferlent des quatre coins du pays, offre un spectacle des plus désolants qui renseigne sur un non fait des autorités locales. En effet, dans cette région d’une beauté exaltante où se côtoient harmonieusement, la mer, la terre et la forêt, le ciel, qui reflète sa couleur azur sur l’immense étendue de la mer, est voilé par un panache de fumée asphyxiante que dégage cette monstrueuse décharge jouxtant la RN9 du bas côté à quelques encablures de la grande bleue à proximité des campings de vacances. » C’est inadmissible, les lieux protégés par décret présidentiel deviennent l’objet d’une dévastation humaine préméditée avec en orbite une sorte de défi à Dame nature de la part des décideurs dans le sens déstructifs qui n’arrange aucunement la renommée des lieux convoités de toute part ni encore moins l’hospitalité des Aokasis connus pour leur culture ancestrale d’accueil et de voisinage », témoignent les riverains qui ne décolèrent pas. » Prendre une telle décision d’implanter cette décharge ressort d’une véritable inconscience humaine qui témoigne d’une ignorance avérée du sens de la civilisation ; c’est un pur échec de la politique prônée par ces sirs qui prétendent veiller sur la santé de l’environnement.
L’odeur du myrte caractérisant l’air de cette localité et embaumaut les passants a complètement disparu dans les émanations des ordures brûlées et obligent les routiers et autres habitués de cette route nationale à fermer leurs vitres à chaque passage. Selon les informations recueillies auprès de certains médecins, l’air respiré peut provoquer des méfaits dangereux sur la santé avec notamment ces rejets toxiques qui engendreront des maladies respiratoires, cardiovasculaires et cancéreuses chez les riverains. « Il est grand temps que les autorités locales daignent envisager les mesures nécessaires pour mettre fin à cette honte qui continue de salir le littoral », dira un toubib. Dans ce décor contrasté où l’insalubrité règne en maîtresse, le temps n’est nullement propice ni pour badiner ni pour patienter. Où sont donc ses courageux messieurs qui oseront affronter la vérité en face pour qu’Aokas retrouve ses couleurs d’antan? A bon entendeur…
Rabah Zerrouk