Un parent d’élève, dossier médical à la main, a accompagné à la rédaction de notre journal, son neuveu, victime d’une sévère agression au visage devant le portail de son établissement, le CEM Lamrani, ne affiche de son étonnement et déception.
» Cela fait des années que des agressions se produisent devant l’enceinte même de l’établissement…des voyous et autres délinquants se pavanent avec des chiens et des motos au milieu de bambins sans que personne ne les inquiète. » affirme-t-il, avec désolation. » Et dire qu’autrefois, un policier était en faction au niveau de chaque école « , rétorquera le directeur de notre journal. A ce titre, le témoignage de plusieurs universitaires travaillant au niveau de la capitale et résidents dans des pensionnats et hôtels de la périphérie de la capitale est …. » On ne peut franchir le seuil de l’hôtel seuls. On risque d’être agressé et délesté de notre argent et autres objets de valeur ; montre et portable… les délinquants écument les alentours des marchés et lieux publics, profitant de l’anarchie qui y règne « , nous déclare Madjid, ingénieur en informatique exerçant à Audin et résident dans un pensionnat, avant d’ajouter : » On est obligé de circuler en groupe. On est privé d’une ballade en plein air durant les soirées de Ramadhan…c’est la loi de la jungle « . Notre interlocuteur enchaine d’un ton interrogateur : » C’est incroyable ! Comment expliquer la proportion grandissante que prend la délinquance, alors que Zerhouni ne cesse de nous casser les tympans avec ses discours sur la multiplication des brigades et le renforcement des effectifs des services de sécurité pour juguler le problème de la criminalité. Décidément, la criminalité, surtout la délinquance est inversement proportionnelle au nombre de policiers qui rodent dans le coin…. . » En effet, ces dernières années, les germes de la violence se répandent au sein de la société, un indice qui renseigne sur l’évolution du développement humain. Sans doute, la violence sous toutes ses formes est un des éléments sur lequel les universitaires et autres chercheurs du CNES seront interpellés dans l’élaboration des prochains rapports. Et, partant du fait que l’Etat est garant de la sécurité des personnes, en particulier les enfants qui constituent la frange la plus vulnérable de la société ; plusieurs questions ne trouvent pas de réponses sur le terrain ; Entre autres, sécuriser les établissements scolaires et les environs, ainsi que les cités et autres quartiers des localités limitrophes aux chefs-lieux, figurent-il comme éléments parmi les priorités sécuritaires des services concernés ?…. éléments de taille. La réponse n’est pas du ressort du ministre de l’Intérieur mais du ressort du commun des citoyens.
Ahmed Kessi