Selon les informations recueillies auprès des membres de l’Association des parents d’élèves réunis en session extraordinaire ce vendredi, la mise à exécution de cette menace qu’ils brandissaient depuis des années était inévitable suite à la situation des plus catastrophiques dont laquelle vivent leurs chérubins livrés à eux-mêmes dans des conditions de scolarité inhumaines laissant vraiment à désirer. L’absence des moyens de ramassage scolaire, étanchéité défaillante facilitant les infiltrations des eaux de pluies à chaque averse, peinture dégradée notamment au niveau du réfectoire ainsi que le système de double vacation qui pénalise les enfants contraints de rester jusqu’à des heures tardives de la journée sont entre autres les principales revendications comme l’a si bien mentionné Boualem Moussi vice-président de l’Association locale qui réitère sa ferme détermination d’aller jusqu’au bout de ce mouvement de protestation contre ce qu’il qualifie de véritable acte de « non lieu » de la part des autorités. » Autant prêcher en plein désert ! La situation qui n’a que trop duré risque de prendre une autre tournure si des mesures urgentes ne sont pas entreprises pour l’instauration d’un véritable cadre garant et sans risque pour une scolarité réglementaire de nos bambins » persiste et signe notre interlocuteur qui n’écarte par l’idée de boycotter l’école en faveur d’une année blanche.
« Les enfants de Sahel se tapent une distance de plus de cinq kilomètres à pieds avec les risques de la route et le spectre des kidnappings que connaît la Kabylie au moment où l’Etat a mis le paquet pour une prise en charge efficace des enfants, hélas les bus de notre chère commune sont cloués au parc communal ! » Ironise M. Moussi. L’épilogue de ce feuilleton, qui risque de perdurer, n’est pas pour demain. Nous y reviendrons.
Rabah Zerrouk
