Après un terrible accident enregistré à l’entrée du campus d’Aboudaou (RN 9), lors des inscriptions universitaires, les autorités ont recouru à un expédient longtemps écarté : la pose d’un dos-d’âne. Un ouvrage qui s’avère être plus dangereux que le risque qu’il prétend écarter. Il est érigé juste après un virage et l’automobiliste qui vient ne se doute de rien sur cette voie express traversant un site presque désert, il ne le découvre qu’une fois que c’est trop tard. Une fois, c’est un camion qui a tangué dangereusement et a déversé une partie de sa cargaison de gravier sur la chaussée. Un chauffeur de taxi a également heurté un bœuf dont le propriétaire a cru bon de choisir cette portion de route pour effectuer sa traversée. Le ralentisseur s’avère donc des plus dangereux. Les autorités avaient longtemps repoussé cette solution pour ne pas « amocher » la belle autoroute qui relie Bgayet à Tichy avant de céder à la facilité. Un barrage de la gendarmerie veille, pourtant, et tout au long de l’année universitaire sur la sécurité des étudiants. Ces derniers rechignent à emprunter une petite passerelle conçue pour éviter les risques d’accidents de la circulation sur la RN 9. La pose de barrière interdisant la traversée de cette route apparaît pourtant comme la solution qui sauvegardera aussi bien la sécurité des étudiants que celle des automobilistes. Ce n’est toutefois pas celle qu’ont choisi les services de la Direction des travaux publics.
B. B.