Entretien avec Madjid Aoudia, président de la JSM

La Dépêche de Kabylie : Vous avez décrété un gel. Peut-on en savoir les raisons ?

Madjid Aoudia : C’est une décision prise en concertation avec l’entraîneur, les joueurs et le staff. Tout plaide pour se faire.

A en juger, la non tenue des promesses des instances concernées de l’aide financière malgré les correspondances qui leur ont été adressés, le club croule sous le poids des dettes qui n’en finissent pas, les caisses sont vides.

Les petites catégories ne sont pas engagées faute d’argent.

Quelles sont ces instances qui vous ont promis de vous aider ?

Hormis l’APC, qui a déboursé une modeste somme de 1. 300. 000 da répartie entre les frais d’engagement et assurances qui s’élèvent à 320. 000 DA, ajoutez à cela le paiement des amendes. Le reste est versé partiellement à nos créanciers trop harcelants. Quant à l’APW, le DAL, la daïra, la wilaya, toutes leurs promesses sont restées lettre morte.

Même avec cet argent de l’APC vous n’arriviez pas à éponger vos dettes ?

Bien sûr, il reste la moitié de la dette à régler ; faute de quoi, les joueurs ne trouveront pas qui les prendra en charge dans leurs restaurations, douches ainsi que leurs transports ajoutez à cela que les joueurs recrutés nous viennent de loin dont certains louent. Comment faire face ? Alors que d’autres APC donnent plus de 5. 000 000 DA à leurs clubs à l’instar de ceux de la wilaya.

Je vous laisse conclure…

J’interpelle toutes les autorités communales ainsi que celles de la wilaya et la tutelle sportive la, DJS, à venir en aide à la JSM saignée à blanc par ces dettes ; faute de quoi, le club risque de disparaître.

La JSM est une affaire de tous, donc tout le monde est averti : l’opinion publique, le monde des sportifs ainsi que les autorités.

Propos recueilles par H. Y.