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Rififi à la poste de la Nouvelle-Ville

Des pratiques relevant des temps anciens sont encore d’actualité au niveau de ce bureau de poste de la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou. Ce qui s’est déroulé en cette fin de Ramadhan à Tizi-Ouzou en ce même lieu est tout simplement édifiant : un citoyen de cette même localité a vécu une mésaventure dont il se rappellera toute sa vie. En se présentant aux guichets pour effectuer un retrait au moyen d’un chèque-secours ; seule alternative pour le motif que son carnet de chèques ne lui est toujours pas établi, et juste après une demande d’avoir, il constate avec étonnement que son compte a été débité à deux reprises. Voulant en avoir le cœur net ; il fait une réclamation comme tout bon citoyen. Après moult vérifications ; il s’entend dire d’un préposé au guichet que deux retraits ont bel et bien eu lieu avec dates et montants. Et en cherchant à lui expliquer que justement il n’en est pas l’auteur, on a fini par conclure que le carnet de chèques a été malencontreusement remis à un homonyme dénommé Cherbi Mohamed. Le brave citoyen dénommé Cherbi Mohand Ouachour lui fait alors remarquer qu’à supposer que les noms pourraient se confondre, le préposé à la caisse n’avait nullement la latitude de procéder au paiement et qu’il devait se référer à la signature apposée lors de l’ouverture du compte. Au lieu d’essayer d’atténuer en s’excusant d’avoir commis l’impair, il ne trouve pas mieux que dire au plaignant Mohand Ouachour que les services des postes se chargeront d’envoyer une convocation à “l’apprenti – escroc” pour l’inviter à restituer l’argent pris, et ce n’est qu’une fois remis que le plaignant pourra récupérer son dû. Inimaginable et à la limite de la complicité de la part de cet indélicat guichetier qui sous d’autres cieux aurait chèrement payé sa bévue et l’affaire reprise par les services de police. Voilà ce qu’a enduré un citoyen de Tizi Ouzou lors de ce de mois de Ramadhan. Les autorités sont grandement interpellés pour mettre fin à ce bricolage qui ternit lamentablement l’image d’un secteur hautement stratégique et qui a besoin d’hommes intègres. Aux dernières nouvelles, “l’escroc” – puisque c’en est un- court toujours dans la nature et peut-être est même en train de fomenter une troisième visite (qui sait ?). La victime elle, est dans l’attente d’une solution à même de lui permettre de récupérer son argent et bénéficier des dommages moraux occasionnés avant d’actionner la machine judiciaire.

Tant qu’il est encore temps et afin d’éviter que d’autres retraités aient à subir de telles pratiques, les responsables des postes de la ville de Tizi Ouzou doivent se pencher sérieusement sur ces cas de fraude flagrante et situer les responsabilités de chacun.

Il faut quand même souligner que les retraits ont été opéré avec une facilité déconcertante, ce qui laisse supposer, jusqu’à preuve du contraire, que l’apport d’une tierce personne est plus que nécessaire pour contourner l’écueil de la signature.

Mais cela est plutôt du ressort de la justice que Cherbi Mohand Ouachour tient vraiment à saisir.

Ferhat Zafane

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