La campagne de lutte contre les vols d’olives a apporté ses fruits
l On se souvient à la mi-août, les fellahs de la daïra de Seddouk s’étaient donné rendez-vous à la salle des fêtes de la mairie pour se concerter sur les moyens à mettre en œuvre afin que le spectre de l’année passée ne se renouvelle pas cette année. En effet, la saison écoulée à la production faible, s’ajouta la besogne des maraudeurs qui pillaient les olives vertes dans les champs ruinant les oléiculteurs dont la plupart n’ont pas ramassé la quantité suffisante pour l’année. Cette réunion qu’a pilotée l’Association pour le développement agricole et rural (ADAR) a été tenue en présence du maire et de son exécutif et de nombreux fellahs dont plusieurs sont intervenus lors du débat pour crier leur ras-le-bol à qui veut bien les entendre, se disant même abandonnés par tous et devant un danger menaçant leurs productions d’olives, lequel prend de l’ampleur alarmante. Le président de cette association, en l’occurrence Ichaâlalen Mustapha, rencontré la veille de l’Aïd nous a informés de l’évaluation dans le sens positif de la situation. « Jusqu’à présent seul un fellah nous a fait part d’un vol d’olives dans son champ. Par ailleurs, les autorités locales notamment la sûreté urbaine nous ont assurés de leur implication dans la lutte contre ce fléau du vol d’olives vertes », dira notre interlocuteur en homme visiblement satisfait du travail accompli par son association dans cette campagne de lutte contre les vols d’olives.
L. Beddar
Projet d’une fontaine publique
l Bonne et louable initiative prise par l’Association pour le développement agricole et rural qui s’attelle à la création d’une fontaine publique à la ville de Seddouk. « Que les gens sachent que notre association œuvre pour le développement agricole en particulier et rural en général. Ce qui suppose que nous pouvons intervenir partout, là où les citoyens ont besoin d’améliorer leurs conditions de vie dans la cité et dans les villages », dira Mustapha Ichaâlalen, le président de l’association Adar par abréviation — et qui enchaîne dans le même ordre d’idées : « Durant la colonisation il y avait une fontaine publique au centre-ville. Comme nous ne pouvons la restaurer au même endroit— devenu aujourd’hui le siège de la poste—nous l’avons prévue à la nouvelle ville, plus précisément à côté de la nouvelle mosquée et d’ailleurs un forage de 80 mètres est conçu à l’intérieur de celle-ci », renchérit-il, en continuant dans la foulée, mettant en exergue cette fois-ci les sources de financement de ce projet de grande utilité publique d’autant plus qu’il est situé à proximité de la cité des 48 Logts, laquelle renferme beaucoup de sièges, des entreprises publiques, deux lycées, une mosquée, un stade, un complexe sportif, le cimetière chrétien… « Nous avons consulté les responsables de l’APC pour une aide matérielle et financière mais ils nous ont marqué un refus catégorique. Alors, nous allons faire appel aux dons des particuliers et déjà dans cette optique, beaucoup de citoyens nous ont promis des aides substantielles et nous encouragent à foncer dans sa réalisation », conclut notre interlocuteur. La fontaine, selon son initiateur sera construite sous forme d’un monument qui sera baptisé au nom d’une personnalité de Seddouk ayant marqué son nom dans l’histoire.
L. B.
