Les maraîchers de la vallée de Draâ El Mizan n’ont pas attendu les premières pluies pour lancer leurs cultures. En effet, après quinze jours, revoilà les champs de pommes de terre pousser. Afin d’échapper à la période des gelées, les agriculteurs ont planté la pomme de terre à la mi-août. « Nous avons cette chance d’avoir ce barrage. Maintenant, je crois que nos champs n’ont plus besoin d’être irrigués. Car, ces pluies automnales sont salvatrices », nous a déclaré un maraîcher qui a renouvelé l’expérience de l’an dernier. « Notre problème réside essentiellement dans les produits physio sanitaires qui reviennent trop chers. Même la semence coûte excessivement chère », a-t-il enchaîné. Comme ce dernier, ils sont au moins quatre à avoir choisi d’investir dans ce créneau. En tout cas, tous les usagers de la RN 25 qui passent devant ces champ admirent ces étendues verdoyantes. « C’est un plaisir », a chuchoté un voyageur à l’oreille de son compagnon.
Tout le monde s’accorde à dire que s’il n’y aurait aucune maladie tout comme le mildiou, la saison sera abondante. L’on souvient de la saison de l’an dernier quand le kilo a été cédé jusqu’à dix dinars sur le champ.
De l’autre côté, il nous a été donné de remarquer que la saison labours semailles a été elle aussi lancée dans la plaine. « Il n’y a pas que la pomme de terre qui réussit dans cette vallée, mais aussi le blé. D’ailleurs, les surfaces emblavées dépassent de loin les autres cultures », nous a dit un céréalier. Cet interlocuteur trouve que la subvention de la semence est une décision qui les encourage à travailler ces terres.
Selon un agent communal de vulgarisation agricole, le rendement ne dépend pas seulement des conditions climatiques mais aussi de l’itinéraire suivi par le céréalier. « Il faudrait que les céréaliers écoutent nos conseils à ce sujet. Le désherbage ainsi que les soins à accorder aux cultures sont d’une importance capitale », a enchaîné notre interlocuteur. Enfin, les céréaliers espèrent que la saison sera prolifique en pluies. Le même constat a été fait du côté de Tizi Ghennif.
Amar Ouramdane
