Un comité pour calmer les esprits

Il était presque neuf heures trente minutes quand un regroupement inhabituel s’est formé sur un terrain limitrophe à la rue des jardins. Les engins, à savoir deux poclains et un camion, montrent qu’il s’agit d’un chantier. De loin, la discussion entre les personnes présentent témoignent d’un malentendu… Pour plus d’informations nous nous sommes approchés du groupe.

Un homme au milieu du groupe, qui s’est présenté comme étant envoyé par la justice, demandait l’affiliation des différentes parties tout en rédigeant un rapport. Un représentant du contentieux de l’OPGI, M. Harbi, l’entrepreneur du projets des 100 logts qui a vu ses engins bloqués par les représentants du comité du quartier de ladite rue… S’approchant de M. Baraci El Hadj, président du comité et un autre membre M. Sebah, ces derniers nous ont déclaré : « Sachez, Monsieur, que nous avons installé ce comité de quartier pour calmer la colère des jeunes du quartier qui voulaient régler le problème à leurs façons ! Nous vous informons que le plan d’aménagement de notre quartier a été élaboré à notre insu. Pis encore, ce projet de 100 logts va être réalisé sur une assiette insuffisante qui va forcément toucher nos propriétés. Nous avons cédé quelques 6 mètres de largeur et des dizaines de mètres de longueur dans les années 80 quand il s’est avéré que l’assainissement de la ville qui longe l’oued n’était pas conforme car c’était un projet d’utilité publique. Et nous sommes prêts à le refaire si l’état est dans le besoin. Sauf que dans ce cas, ce ne sont pas les poches vides qui manquent à Aïn Bessem. Nous sommes conscients que la rentrée de la ville mérite d’être embellie, mais pas au détriment des pauvres citoyens. Nous avons fait opposition, au début de ce projet, après 4 rendez-vous échoués avec l’OPGI qui se dérobe à chaque fois … » Un autre vieux du groupe rétorque : « Comment peut-on bâtir des bâtiments sur un terrain dont la moitié était une décharge publique : du remblai bien damé, tant pis pour eux ! Qu’il ne touche pas à nos propriétés… Devant l’incapacité des représentants de l’OPGI et l’entrepreneur à montrer aux habitants les limites de ce projet, tout le monde s’est quitté en donnant rendez-vous devant la justice… ».

K. Ladjal