Aux environs de 10 h 30, le cortège officiel arrive à Bechloul. A son arrivée, le premier magistrat de la wilaya a été accueilli par les autorités locales représentées par les maires des cinq communes que compte la daïra, des organisations locales des moudjahidine, des enfants de chouhadas, du mouvement associatif ainsi que la société civile. Dans son allocution d’ouverture, le chef de daïra, par intérim, a tenu à souhaiter la bienvenue à la délégation pour passer ensuite la parole au premier responsable de la wilaya. L’orateur enclenche son discours par un bref rappel des sacrifices consentis par cette région pour le recouvrement de sa souveraineté nationale pour ensuite rendre un vibrant hommage à toutes les forces qui ont suivi le chemin de leurs aînés en menant un combat sans merci contre le terrorisme. Avant de procéder à l’installation officielle, le wali a d’abord présenté à l’assistance le nouveau responsable. Natif des Hauts-Plateaux, de la ville de Sétif précisément, Mohamed Zeghmache est issu de l’Ecole nationale de l’administration en 1982 ; Il a occupé plusieurs postes de responsabilité en tant que secrétaire général des daïrate avant d’être promu au poste de chef de daïra à Ghris dans la wilaya de Mascara en 2001. Selon le wali, “M. Zeghmiche a acquis une grande expérience dans la gestion, il est venu d’une région à vocation agricole pour atterrir à Bechloul qui présente la même vocation.” Dans un autre registre, le wali a mis l’accent sur les projets structurants estimés à 900 milliards qu’il faudra concrétiser sur le terrain pour d’abord créer des postes d’emploi puis réanimer les différents secteurs tels le tourisme et l’agriculture.
Le premier magistrat de la wilaya a rappelé également à l’assistance ses différentes visites dans tout le territoire de Bouira sans pour autant inclure Bechloul dans son périple. Sur cette problématique, l’orateur n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour motiver son geste.
Il dira “pour effectuer une telle visite, cette dernière doit être sanctionnée par des décisions. Cependant, en l’absence du premier responsable de la daïra je me demande à qui revient le droit d’exécuter les décisions prises ?” Et d’ajouter : “Je regrette qu’un employé contractuel puisse refuser de collaborer avec un responsable nommé par le président de la République !” Allusion faite au refus de travailler avec l’ex-chef de daïra, faut-il le rappeler contesté et obligé de quitter son bureau depuis le 8 mars de l’année en cours. Selon le wali, “le recours à la grève est un droit de tout fonctionnaire. Mais les voies du dialogue ne doivent pas être écartées.” Malgré cela, poursuit-il, “nous n’avons pas oublié cette région.
Un projet de réalisation d’une piscine semi-olympique ne tardera pas à voir le jour dans cette localité et une grande firme turque viendra aussi investir ici. Ajouter à cela les consultations engagées à l’effet de développer le tourisme.” Cependant, pour pouvoir concrétiser tous ces chantiers, une stabilité s’impose. Allusion faite au rififi qui prévaut au sein de l’Assemblée communale de Bechloul. D’un ton ferme, il déclare : “Il n’y aura pas de dissolution de l’APC”. Car, enchaîne-t-il, cette situation a provoqué des désagréments sur les projets en cours de réalisation et ceux qui suivront.
La dissolution de l’APC est exclue !
Abordant un volet sensible, le wali a tenu à révéler une affaire des plus insolites. Pour être explicite, ce haut responsable déclare ; »Comme vous le constatez, l’entreprise italienne accuse un retard de huit longs mois dans l’état d’avancement des travaux.
Comme la loi le stipule, des pénalités doivent être payées en devises. Mais l’enquête que nous avons menée a donné ceci : un citoyen chargé par des personnes malhonnêtes a perçu une somme d’argent conséquente pour soi-disant empêcher ladite entreprise de traverser son terrain. Mais l’objectif d’une telle manœuvre n’est autre que de l’aider vis-à-vis de la loi à ne pas verser les pénalités. » En réaction à cette manœuvre, le wali, intransigeant, a pris la décision de déposer plainte à l’encontre des deux parties l’entreprise et le citoyen corrompu.
Survolant la problématique du manque d’investissements dans la région, le wali de Bouira regrette le départ de Cosider avec ses deux filiales. Selon lui, “500 postes d’emploi sont perdus”. Il informe l’assistance que cette entreprise, spécialisée dans les travaux publics reprendra du service dans la wilaya de Bouira, plus précisément à El Hachimia, et ceux qui veulent rejoindre leurs postes sont les bienvenus à condition de se soumettre aux clauses de recrutement à savoir la contractualisation. Prenant une petite pause, le P/ APW prend la parole pour enchaîner dans le même ordre d’idées et profite de l’occasion pour féliciter le chef de daïra de M’chedallah, lequel a assuré l’intérim depuis quatre mois à Bechloul pour sa promotion en qualité de secrétaire général de la wilaya. Avant de lever la séance, le wali a installé officiellement
M. Zeghmache à la tête de cette daïra. Fraîchement installé, le nouveau chef de daïra déclare : “Je m’engage à honorer la confiance que vous placez en moi : je ne ménagerai aucun effort pour répondre aux attentes de la région par le travail et l’application de la loi.
Je demande la collaboration de tous les acteurs sociaux et je reste à l’écoute du citoyen.” La séance a été levée aux environs de midi.
M. Smail
