« Il fallait mener une lutte pour l’inscription de ce lycée. Aujourd’hui, nous sommes très contents de voir nos lycéens étudier dans leur commune. Toutes les générations ont souffert d’avoir étudié dans les lycées de Draâ El Mizan parfois dans des conditions lamentables en internat », se réjouit une source locale. Effectivement, il a fallu de nombreuses démarches pour obtenir ce projet. Aujourd’hui, ce lycée est opérationnel. Ce samedi, les élèves inscrits à Draâ El Mizan en 1° et en 2° AS rejoignent leur lycée. Alors que les terminales continueront à étudier cette année comme toujours dans les lycées de Draâ El Mizan. Depuis près de six mois, une commission de suivi a exigé aux entrepreneurs d’accélérer les travaux afin que cet établissement soit prêt pour cette rentrée. Aussi bien les responsables de la wilaya que ceux de la Direction de l’éducation n’ont pas baissé le pas car ce lycée a accusé un retard dû essentiellement à l’enlèvement de l’entrepreneur par un groupe armé d’un côté et à la hausse des matériaux de construction de l’autre. Avec ce lycée, on peut dire maintenant que la commune d’Aït Yahia Moussa est bien dotée en matière d’infrastructures scolaires du primaire en passant par le nombre de collège. L’établissement a tous les équipements nécessaires pour son fonctionnement normal. Ce lycée a aussi un réfectoire et un terrain pour sports combinés. Ainsi, tous les élèves de la municipalité d’Aït Yahia Moussa ont été transférés vers ce nouvel établissement à l’exception de ceux du village de Tafoughalt dont les parents ont demandé d’être maintenus dans les lycées de Draâ El Mizan. « Nous avons été reçus par le secrétaire général de la Direction de l’éducation. Il a été à notre écoute. Nous nous sommes entendus donc à garder tous les lycéens de notre village à Draâ El Mizan », nous a confié M. Sadek Bendali en sa qualité de président du comité de village Tadukli. Ce maintien a été motivé par le manque de transport, par l’absence de sécurité sur la RN 25 notamment en hiver, l’inexistence de fourgons assurant la liaison entre le chef-lieu l’ex. Oued-Ksari-Tafoughalt…
Ainsi, pour la première fois de son histoire, la municipalité d’Aït Yahia moussa érigée au statut de commune en 1971 bénéficie d’un tel établissement alors qu’au lendemain de l’indépendance chèrement payée par cette région qui a sacrifié ses meilleurs enfants et à leur tête feu colonel Krim Belkacem n’avait même pas d’école primaire. Aujourd’hui, elle compte plus de quinze écoles primaires, quatre collèges et ce lycée en attendant peut être une annexe pour la formation professionnelle. Ce onze octobre sera donc une date à retenir dans cette commune.
Amar Ouramdane
