Si dans un passé très récent, un jeune en âge de travailler n’ayant pas suivi de formation dans un centre spécialisé, trouvait tout de même un job dans les quelques boites activant dans les parages immédiats de son domicile, avec le système de “recrutement sélectif” actuel, on exige du demandeur un passage par un CFPA, ou autre institut. Dans ce sens, et dans le souci d’assurer une prise en charge plus efficiente des stagiaires, des mesures ont été mises au point par le secteur de la formation, sollicité par les élèves en fin de parcours scolaire, ou orientés vers la vie active après un cursus primaire ou moyen, lesquels rappelle un inspecteur de l’enseignement professionnel que nous avons rencontré au CFPA de Kadiria “accédaient aux formations dispensées au sein des CFPA en justifiant du niveau de 9e AF.”
Le niveau scolaire exigé aux demandeurs voulant opter pour les métiers artisanaux est jugé par les concernés, selon ce responsable “trop élevé pour des spécialisations en menuiserie, maçonnerie, plomberie, etc.” Cette condition privant ceux n’ayant pas eu la chance de d’accéder aux collèges, continue-t-il “a été modifiée, puisque l’entrée aux établissements a été ramenée au niveau de 6e AF.” Mais, à Bouira on ne s’est pas limité uniquement à l’exécution de cette nouvelle décision, on s’est inquiété aussi de l’écho que cela a eu auprès de la tranche d’âge ciblée, car il y a deux ans de cela déjà, note le surveillant général du même CFPA, “une caravane, ayant pour mission l’incitation des jeunes à s’orienter vers les CFPA, a vu le jour, et se déplace dans les localités les plus reculées”, pour exemple celui-ci cite “la rencontre du 4 octobre avec les jeunes de M’chedallah ou celle organisée le 6 du même mois à Lakhdaria.” La caravane en question, dont l’objectif est de toucher le maximum de communes et de localités isolées, regroupe selon le surveillant général “tous les directeurs des CFPA de Bouira, et les conseils d’orientation” lesquels proposent lors des contacts avec les jeunes “soit un rapprochement des CFPA les plus proches du lieu de résidence, ou encore des formations résidentielles dans les organismes implantés sur place.” Cette initiative de la Direction de la formation professionnelle de Bouira à l’endroit des jeunes, note le responsable du CFPA “n’a pas été entreprise nulle part ailleurs, elle est propre à la wilaya.”
A. Chérif
