Clôtures dégradés, murs fissurés et épitaphes à peine lisibles. Tel était l’état des lieux du cimetière des chouhada de Colla, daïra de Djaâfra, 43 ans après l’indépendance. En ce 5 juillet, le lieu de mémoire, auquel une somme de 300 millions a été débloquée pour sa restauration, a accueilli, dans une cérémonie, où l’on a déploré une faible affluence, quelques citoyens qui se sont recueillis à la mémoire de ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que l’Algérie vive libre. N’empêche que le cimetière qui refait désormais peau neuve, a laissé un grand sentiment de satisfaction chez les fils de chouhada, au moment où certains cercles « d’en face » tentent, vainement de faire l’apologie de crimes commis pendant l’occupation. En somme, le lieu saint, orné d’une stèle en marbre, crypte des âmes pures qui reposent en paix à l’ombre des eucalyptus plantés à l’aube de l’indépendance pour rappeler que… l’OAS était passée par là…
M. Allouache
