Rattraper le retard du développement

Sur ce, l’autre volet sur lequel s’attelleront les différents responsables sera sans aucun doute son développement économique local. Un développement qui nécessite d’énormes efforts, au regard des retards qu’accuse cette daïra en matière de projets de développement.

Un programme de rattrapage apparaît à l’heure actuelle comme une demande impérieuse et incontournable. Le secteur de l’éducation semble être l’une des priorités. La dite région a connu cette année, une rentrée scolaire moyenne marquée par un manque en matière de réception de nouvelles structures. Le lycée de la commune de Djabahia en est l’exemple parfait puisque il reste non lancé depuis 02 années alors que la localité est dans un besoin criarde.

Il en est de même pour le palier du cycle moyen, qui n’a vu le lancement du nouveau CEM qu’en 2008, année, inscrite normalement pour sa réception. Le même secteur est touché aussi par une réhabilitation des groupes scolaires pour absorber les surcharges remarqués ça et là. L’autre volet qui est mis dans la feuille de route et présenté pour le nouveau chef de daïra, nouvellement installé, reste le développement rural. Des 03 communes relevant de cette daïra, celle de Aomar connaît un déficit en la matière. Pour y remédier, l’accent est mis de façon à faire bénéficier les agricultures des différents programmes agricoles mis en place par les pouvoirs publics. Mais le segment le plus important sur lequel les efforts sont à déployer reste l’alimentation en eau potable. La situation n’est pas reluisante. Le projet de la station de traitement est en cours de réalisation. D’ici là, la région reste alimentée à partir des forages, chose qui fait que la dite station de traitement doit être suivie minutieusement car elle permettra d’alimenter tout le couloir qui démarre de Aomar via Kadiria pour se terminer à Lakhdaria.

La daïra de Kadiria reste la mieux lotie car une grande partie de l’autoroute Est-Ouest y passe sur son territoire. En plus, de la construction du plus grand viaduc en Afrique et deux tunnels dont le second sera réceptionné d’ici la fin de l’année. L’urgence du moment est la recherche de l’installation d’une Protection civile chargé des interventions rapides en cas d’accidents et autres désagréments potentiellement pouvant survenir sur ce réseau routier.

Il a été décidé en dernier recours de récupérer une partie de la base de vie de l’ANA, qui dans les prochains jours servira de poste de secours d’autant plus que cet endroit ne nécessite pas de grands aménagements.

Cette autoroute sera ainsi sécurisée. Quand aux différentes carences constatées par le passé, des instructions ont été données de façon à ce qu’elles ne se renouvellent plus. Ainsi l’unité de la Protection civile de Kadiria à l’arrêt est sommée d’achever ses travaux d’ici la fin de l’année. Dans le même sillage, les entreprises chargées de la réalisation de ce chantier et l’ayant quitté seront sanctionnées. Le programme de 100 logements LSP qui eux aussi sont à l’arrêt, où figure aussi celui de la commune de Aomar qui ne cesse de traîner et où l’Agence foncière, elle aussi, ne cesse de le relancer depuis 2004. Pourtant, les délais pour leur réalisation ne devraient pas dépasser les 18 mois., « que cette brutalité dans la gestion cesse définitivement », avait insisté le wali lors de l’installation du nouveau chef de daïra. La daïra de Kadiria a bénéficié d’un plan de prise en charge des plus fournis il est de l’ordre de plusieurs milliards de centimes pour les 10 opérations inscrites dans le secteur de l’habitat, la santé, l’électricité et les travaux publics. Vient ensuite la commune de Djabahia, avec un montant global de 42 milliards de centimes pour 17 projets, puis celle de Aomar avec 14 projets inscrits pour une enveloppe de 24 milliards de centimes. La consigne était le lancement de l’ensemble de ces projets avant la fin de l’année 2008.

Farid Kaci