Croix rouge pour l’école primaire du village Tala Amar, dans la commune d’Amizour. L’établissement en question contentant quelque 50 élèves menace ruine et risque de s’effondrer à tout moment, comme il est stipulé dans un P-V signé par différents organismes concernés dont l’APC, l’urbanisme, la direction de l’éducation et les parents d’élèves de ladite école. Il a été constaté un glissement de terrain du bas côté de l’école avec affaissements au sein de l’établissement et fissurations des murs accentués par l’incrustation des eaux pluviales. Un danger réel constaté a posteriori a fait croire aux autorités la nécessité de fermer définitivement cette école atteinte d’un cancer du béton et de transférer les élèves en danger réel vers d’autres établissements primaires des localités voisines. Cette décision urgente et préventive semble n’être pas du goût des parents d’élèves qui s’opposent à tout transfert de leurs enfants sous prétexte d’insécurité et d’éloignement. Ils vont jusqu’à défier les services de l’urbanisme et du CTC pour dire non à la fermeture d’une école à vrai dire en dégradation avancée. “Tous les parents d’élèves présents s’engagent à garder ouverte l’école, malgré les risques majeurs que peuvent subir leurs enfants,” a-t-on mentionné dans le P-V d’une réunion datée du 6 octobre entre les responsables locaux, la direction de l’école en question et les parents d’élèves. Loin de vouloir céder à la décision les autorités qui se trouvent dans l’embarras d’appliquer des mesures nécessaires pour éviter le pire aux élèves menacés, les parents d’élèves proposent tout de même une solution : procéder au “drainage des eaux pluviales recommandé par la commission technique, et aussi au gabionnage du côté bas de la cour de l’école, afin de stopper la menace d’effondrement.” L’APC d’Amizour sollicite aussi les propriétaires terriens de la localité de Tala Amar pour dégager une assiette de terrain pour un éventuel projet de construction d’une nouvelle école.
Le P/APC a affirmé qu’un laboratoire d’architecture est déjà saisi pour une expertise approfondie sur l’état de dégradation de cette école. Et, en attendant aussi le dernier mot de la direction de l’éducation de la wilaya qui doit trancher sur ce cas, la fermeture pèse toujours sur cette école si les derniers examens confirment le grand danger d’effondrement.
Nadir Touati
