Répondant à un appel, affiché la semaine passée, les habitants du quartier Arrafou-Hariadh se sont rassemblés, ce vendredi, devant les locaux commerciaux, situés sur la RN 15. En effet, après la prière du « vendredi », ledit rassemblement commençait à prendre de l’ampleur. Les esprits étant échauffés suite aux dégâts importants causés par les récentes intempéries, des discussions, et parfois même des disputes éclataient parmi la foule présente.
Ce n’est qu’après l’intervention de Lyès Chibane, l’initiateur de l’appel, que le calme s’installe enfin et que la foule l’entoure pour mieux l’entendre dire « notre quartier souffre de beaucoup de problèmes et d’insuffisances et les autorités locales font la sourde-oreille à nos revendications. Le maire refuse de me recevoir et s’il reçoit l’un de vous, il se dégage de toute responsabilité en la faisant endosser tantôt à l’ADE tantôt à la DTP » avant d’accuser « C’est un règlement de compte contre notre quartier parce que nous nous sommes opposés aux passages vers la Sablière (durant son mandat 1997/2002) » « Nous devons nous organiser pour faire entendre nos voix. « Les différentes interventions qui se sont succédé se sont toutes concentrées autour des problèmes de l’éclairage public, dégradation des pistes, le manque d’eau potable et surtout le réseau d’AEP vétuste et réalisé en amiante matériau connu pour son danger sur la santé.
M. Bousta, dans son intervention, s’est opposé aux actions de fermeture de la RN15, que nombre de jeunes exigeaient « pour attirer l’attention des autorités. » Plus éloquent. M. Bousta appelle les habitants de son quartier au calme « la RN15 appartient à tous les Algériens, il faut attendre la réponse des autorités locales à notre délégation. Nos actions doivent être bien étudiées et réfléchies, à partir de ce moment nous serons tous avec vous », a-t-il rassuré les jeunes surexcités.
Enfin, avant de se disperser, il a été désigné un nombre de délégués du bureau exécutif pour élaborer une plate-forme de revendications. Les citoyens d’Arrafou ont affiché leur soutien pour l’organisateur de cette AG qui a fait l’objet d’une plainte déposée contre sa personne par le P/APC, « il m’accuse d’être entré par la force dans son bureau, mais la vérité est autre.
C’est parce que je suis militant du FLN, il refuse de me recevoir sous prétexte que ce n’était pas jour d’audience, sauf qu’il a reçu le même jour des militants de son parti (RCD), moi je n’ai fait qu’entrer derrière eux », a-t-il expliqué.
C. M.
