C’est pas la joie

D’emblée, lance le professeur assurant une séance d’éducation physique aux élèves du CEM Bouguera – une localité située à 01 km de Kadiria, que nous avons rencontré sur les lieux « ce stade a été réalisé en 1973, et cela fait maintenant 22 ans que je me sers du stade pour cette discipline scolaire ».

Vieux, d’un quart de siècle, le poids de l’âge a influé sur l’état général de l’infrastructure, donnant l’apparence d’une « surface plane » quelconque, aménagée pour recevoir n’importe quel projet, plutôt que du sport devant caractériser un stade de football, une observation du reste partagé par le moniteur « il a l’air abandonné depuis que l’équipe de Kadiria ne joue plus depuis 05 ans ».

Malgré son implantation au centre-ville, sa dotation d’une tribune d’environ 300 places, des vestiaires, de 08 projecteurs, et d’un élargissement sur une surface de 120 x 60 m, ce lieu de pratique sportive ne suscite pas tout l’intérêt qu’on accorde aux endroits réservés au défoulement. Ceci en raison cite l’accompagnateur des élèves « à la fermeture des vestiaires, à la disparition de la couche de tuf, et d’une clôture passoire ne servant plus à grand chose ». Evidemment, un édifice public où l’on assure des permanences de gardiennage de jours comme de nuits, n’est pas à l’abri à une dégradation par des visiteurs peu respectueux des règles d’hygiènes les plus élémentaires, car derrière les vestiaires jonchent des tas d’ordures, offrant l’image d’une place livrée à elle même. « Dommage ! » se désole l’éducateur, « on aurait aimé que cela soit autrement, puisque c’est là où se déroulent en nocturne les inter-quartiers, les intervillages, et les séances de sport programmées par les établissements scolaires ».

A. Chérif