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Les explications de l’imam Abdoune

Conformément au droit de réponse, j’en profite pour faire connaître au public mes arguments de défense à propos de trois articles contenants de fausses informations à l’encontre de ma personne, publiés par un auteur dans le quotidien La Dépêche de Kabylie. Beaucoup de monde s’interrogent, certainement, pourquoi je n’ai pas riposté juste après la publication du premier article et se disent, par déduction, que mon silence confirme les accusations portées contre moi. Cependant, ma passivité était, d’abord, dans le but de ne pas déranger l’enquête de la police et afin d’éviter une polémique au sein de la population. Dans un second lieu, je m’attendais, avec naïveté, que l’auteur, qui était censé avoir une conscience professionnelle, s’excuse et corriger ses propos diffamatoires antérieurs aux résultats de l’enquête de la police. Malheureusement, ce que je m’attendais à lire n’a pas été écrit. Pis, il a accentué le ton et a donné aux lecteurs de fausses informations, en essayant par tous les moyens de brouiller les pistes de la vérité. Méthodiquement, je juge préférable de rappeler au lecteur des points importants cités par l’auteur :

– Il m’accuse directement d’avoir détourné 10 000 euros et que je n’ai pas remis la somme à l’Association religieuse de la mosquée Ennour qu’à la veille du mois de Ramadhan (article du 6/10/2008)

– Il m’accuse d’avoir trahi et déshonoré la fonction saine de la mosquée (article du 6/10/2008)

– Il annonce explicitement, dans le but de persuader l’opinion, que j’ai restitué- au lieu de dire simplement que j’avais remis- la somme que j’ai détournée (article du 9/10/2008)

– Il se contredit en écrivant que j’ai remis la somme détournée au mois de mars au trésorier de l’association, sachant qu’il a déjà annoncé que les 10 000 euros étaient en ma possession à l’insu de tout le monde pendant une longue période, mais tout en me traitant toujours de voleur (article du 13/10/2008)

Ainsi, la vérité était que :

– J’ai été accusé par erreur par le donateur d’avoir reçu une somme de 20 000 euros alors que je n’aurai remis au trésorier que 10 000 euros

– La somme que j’ai réellement perçue n’était que de 10 000 euros au lieu des 20 000 euros annoncés et je ne l’ai pas remise au trésorier qu’après avoir consulté et obtenu l’acquiescement des héritiers du bienfaiteur âgé de 102 ans. C’est à ce moment que le trésorier était passé à la comptabilisation de la somme. Ceci prouve ma bonne foi d’éviter des réclamations éventuelles de la part des héritiers et fausse les accusations perfides de détournement avancées par l’auteur

– Je n’ai rien détourné pour que l’auteur utilise des verbes à connotation péjorative tels que “restituer” ou “démasquer” avant ou après les investigations des services de sécurité de la daïra d’El-Kseur. La convocation qui m’est adressée par le tribunal en tant que témoin confirme mes dires

– L’auteur des articles ne s’est pas posé la question de la raison pour laquelle la mosquée Ennour a récolté la somme la plus importante de Zakat El Fitr (200 000 DA) de cette année au niveau de toute la wilaya de Béjaïa, malgré que la sédition qu’il a amplifiée était déjà semée par des forces qui restent occultes. Cela prouve la confiance et l’esprit émancipé, loin d’être endoctriné, des El-Kseurrois en leur mosquée et des personnes qui y opèrent

– L’auteur m’accuse d’avoir sali l’image de la mosquée. Je crois qu’il est loin de porter ce jugement que je préfère laisser à la population d’El-Kseur. Eux seuls savent qui cherche à honorer et à déshonorer l’image de la mosquée. Par conséquent, j’attire l’attention de l’auteur des trois articles pour l’informer qu’il a porté préjudice, non seulement à l’égard de ma personne, mais également à l’égard de ma famille et de mes proches, voire même, il a semé l’esprit de haine et d’aversion entre la population d’El-Kseur. Il a, en outre, essayé, vainement, de discréditer les fonctions de la mosquée et des institutions de l’Etat. Finalement, je le défie, lui, et ceux qui l’approvisionnent de fausses informations à apporter des preuves probantes et plausibles pour m’inculper. Dans le cas échéant, je ne lui pardonnerai jamais devant Allah et devant la justice.

Rachid Abdoune

Inspecteur de la Direction des affaires

religieuses de Béjaïa

Imam de la mosquée Ennour d’El-Kseur

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