La campagne oléicole prendra fin en mai

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A les voir ainsi collées les unes aux autres, on croirait que les 6 huileries implantées à Boumia — une localité située à 2 kms de Aomar en allant sur Bouira —, s’entre-déchirent pour accaparer le maximum d’oléiculteurs venant triturer leur récolte dans le secteur. Bien au contraire, une politique d’entraide consistant au partage équilibré des arrivages de productions d’olives vers cet endroit, a été instaurée entre les prestataires. A l’inverse de l’an passé, où la récolte a été peu prolifique, cette année; les propriétaires de ces UP se frottent déjà les mains à la vue de l’abondance des olives “garnissant” les branches d’arbres. Cependant, ces derniers considèrent qu’il va falloir déployer des efforts gigantesques pour pouvoir contenir ces tonnages de fruits mûrs, car selon Aâmi El Hadj, le patron de l’une des huileries “à parler franc, on craint de ne pouvoir faire face à la forte sollicitude qui s’annonce”. Ces aveux d’un vieux briscard comme Aâmi El Hadj ne sont pas des paroles en l’air pour lui “ce sera du jamais vu, les cueillettes s’allongeront à coup sûr plus que les années précédentes.’ En effet, si un retard est enregistré au niveau des oliveraies, ceci condamnerait par là même les prestataires à garder les lieux de trituration jusqu’à ce que les oléiculteurs achèvent le ramassage de leur récolte.

Les huileries de Boumia, situées de part et d’autre de la RN 5, accueillent chaque année non seulement les “collectes” d’olives des localités environnantes telles Aomar, Kallous Kadiria, Tizi Larbaâ, et Lakhdaria, mais elles réceptionnent aussi celles de plusieurs villages de Boumerdès.

C’est par rapport à ce large champ d’action dans lequel opèrent les UP de Boumia, que Aâmi El Hadj prédit toutes paroles mesurées “d’abord remercions Dieu pour cette excellente récolte, ensuite souhaitons qu’elle ne nous retienne pas jusqu’au mois de mai.”

A. Chérif

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