Du pain sur la planche…

Dans sa première étape, cette commission s’est déjà attelée à visiter l’ensemble des sites à travers l’agglomération chef-lieu de la commune d’Ahnif pour recenser la totalité des habitations, présentant des cas d’insalubrité, de précarité et du coup arrêter le champ d’intervention de cette opération RHP. Il en résulte, indique M. Soum P/APC que plus de 150 constructions vétustes et archaïques réparties sur deux sites distincts seront touchées par l’éradication. Le 1er site à forte concentration d’habitats précaires et insalubres localisé à Ahnif Centre en compte une centaine. Quant au second site « Imaghrassen » situé à la périphérie de la RN 5, 50 cas ont été relevés.

A présent, seuls 40 logements sont fin prêts. La fin du dernier trimestre 2008 constitue le dernier délai pour la réception de ces logements.

Cinq logements seront affectés à la prise en charge des cas sociaux délibérés au profit des bénéficiaires de l’ancienne liste, restés en instance.

Quant aux 35 restants à livrer au titre de ce programme RHP, donneront le coup de starter à cette opération, ainsi, selon le P/APC ils seront distribués selon les nécessités urgentes, à savoir : 14 logements seront octroyés aux riverains de la voie ferroviaire pour raison de servitude qui s’impose ; même en l’occurrence le site Ahnif Centre, d’autres au profit du 2e site Imaghrassen afin de récupérer une fois évacué un morceau d’assiette et relancer d’autres constructions.

Cependant, ce projet RHP engagé par la tutelle communale d’Ahnif, au risque de la voir déboucher sur une situation Kafkaïne, sa réussite est tributaire de plusieurs facteurs entre autres la disponibilité du foncier qui, hélas disons-le tout de go constitue à l’heure actuelle la pierre d’achoppement par excellence pour cette commune connue pour être le parent pauvre de cette région. En outre, parvenir à débloquer un quota conséquent de logements auprès du wali car les cinquantaines qui, actuellement sont en corps de lancement et les 30 promis par le wali sont insuffisants pour mener à bien cette entreprise RHP. En somme, M. Souh a du pain sur la planche avant l’éradication de toutes ces concentrations urbaines anarchiques et précaires ; ajouter à cela, la progression constante de demandes de logements, dans le cadre social pour les contrées telles : Ighram, Ighil Oumezyan, etc. Y a de quoi ma foi prendre la poudre d’escampette.

Hammoudi Yakoub