Commémoration du 1er Novembre à Ain Bessem sans les scouts !

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A l’instar de toutes les villes de notre pays, Ain Bessem, ville aux mille martyrs avait commencé à célébrer le grand événement juste après la prière du vendredi. Des chants patriotiques émanant de l’hôtel de la ville retentissaient dans l’air, attirant l’attention du public et l’invitant à participer à cette 54ème souvenance du fabuleux 1er Novembre. A vingt et une heures, la grande salle de la mairie était comble, une conférence a été animée par un professeur d’histoire relatant les moments forts de notre glorieuse révolution et les actes de bravoure de nos courageux martyrs.

Cet événement a été réhaussé par la présence du grand poète Loucif Azzedine qui en domptant le mot et le vers avait bien et avec finesse montré comment nos martyrs et les moudjahidine appuyés par tout le peuple algérien avaient dompté le colonialisme…

Ensuite, ce fut au tour des moudjahidine avec des mots simples d’apporter des témoignages sur les moments forts de notre révolution. L’émotion était grande, la reconnaissance et le respect étaient plus grands envers ces gens…A minuit, tout le monde est sorti de la grande salle pour assister à au la levée symbolique des couleurs et à l’hymne national.

Malgré le froid et le vent glacial, des dizaines de jeunes garçons n’ont pas raté la levée des couleurs à minuit… Et quelle levée !!

Le vendredi, dès sept heures du matin, les gens commençaient à affluer de partout. A neuf heures, les autorités militaires, civiles, les organisateurs de masse et de simples citoyens ont assisté à la pose de la gerbe de fleurs devant la grande stèle qui porte les noms de tous les martyrs de la région,suivie d’une minute de silence et à la lecture d’El Fatiha. Les présents se sont ensuite dirigés vers le cimetière des martyrs situé à la sortie de la ville où une autre gerbe de fleurs a été déposée suivie de la minute de silence et la lecture d’“El Fatiha”. Deux faits ont pourtant attiré l’attention des présents : le premier celui de la présence massive des enfants et la bonne attitude des autorités en les encourageant à y participer… Une façon de bannir la commémoration officielle et passer à une commémoration populaire qui garantisse une vraie transmission des valeurs du 1er Novembre aux futures générations. Le deuxième fait : c’est celui de l’absence totale des scouts musulmans de la section de la ville qui d’habitude faisaient leur parade la veille en portant le flambeau et sillonnant les rues de la ville. Eux, qui le 1er Novembre avaient le privilège de lever les couleurs et chantaient l’hymne national… Et pourtant, ils étaient présents mais en “civils” ne sachant pas pourquoi ils ont été privés, voire sanctionnés de participer à ce grand événement…

K. Labtal

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