La bonbonne de gaz butane et les combustibles traditionnels comme le bois ont, à l’évidence, encore de beaux jours devant eux dans les chaumières d’Ighram, une commune rurale qui compte au moins 15 villages et hameaux, disséminés dans l’immensité d’un massif montagneux.
Si les paisibles villageois d’Ighram n’ont pas encore accès au gaz naturel, ce n’est sans nul doute pas faute d’avoir interpellé les autorités concernées sur la nécessité de les raccorder. C’est en effet depuis le début de ce nouveau millénaire que le mouvement associatif, les notables et les autorités locales réunis, ont commencé à adresser des requêtes dans ce sens. Une pléthore de demandes qui sont, toutes, restées lettre morte, à l’exclusion de celle adressée à la Direction des mines et de l’industrie (DMI). Cette dernière, tout en exprimant sa désolation de ne pas pouvoir donner suite à la requête des villageois, les a priés de s’adresser à la direction de Sonelgaz, seule habilitée, selon la DMI, à prendre en charge leur revendication.
Depuis, l’attente se fait longue et aucun projet de raccordement au gaz de ville ne pointe à l’horizon. « Pourtant, s’insurge le maire d’Ighram, un poste de détente existe à quelques centaines de mètres seulement du chef-lieu », « il y a même un citoyen de notre commune qui est raccordé », ajoute t-il, interloqué.
Les responsables de Sonelgaz ont décliné il y a une dizaine de jours, leur programme d’action pour la fin de l’année 2008. Un programme qui prévoit de raccorder des lotissements et quartiers de plusieurs villes dont Bgagyet, El Kseur, Sidi-Aïch et Tazmalt. Quant à la commune d’Ighram, elle peut toujours attendre… Le prochain plan quinquennal (2009-2013). Sait-on jamais.
N. Maouche
