La situation est alarmante

Aussi bien les autorités locales de cette commune – qui est aussi chef-lieu de daïra – que les citoyens reconnaissent que Tizi Gheniff souffre de l’indisponibilité de l’eau à longueur d’année. Effectivement, cette région est alimentée par deux chaînes de distribution Pont noir via Draâ El Mizan et par le couloir dit de Sidi Ali Bounah, mais l’eau n’arrive que rarement aux habitants. Les contestations des résidants de la cité du 5 Juillet et des autres villages durant l’été dernier montrent bel et bien ce martyre. Cela est dû, selon certaines sources aux conduites sablées ici et là. Tandis que d’autres affirment qu’il ne s’agit là que d’une distribution irrationnelle. « Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi des Algériens ont de l’eau H 24 alors que d’autres ne voient que quelques gouttes couler de leurs robinets une fois par mois, voire deux et même six mois », un contestataire en juillet dernier. Peut-être, Tizi Gheniff va sortir de cette ornière avec l’arrivée de l’eau du méga projet de Koudia Asserdoune. Cependant, nombreux sont les citoyens qui sont sceptiques. « Je ne crois pas que le problème sera réglé. On se demande pourquoi un réservoir d’eau n’a pas été prévu directement pour notre région. Cela veut dire que nous serons toujours servis à partir de Draâ El Mizan », dira un citoyen auquel nous avons posé la question sur ce problème. Il est à signaler aussi que la commune voisine de M’kira souffre elle aussi de ce problème. Juste à la limite avec Tizi Gheniff, les habitants de Tamdikt continuent à acheter des citernes moyennant des sommes d’argent qui grèvent leurs budgets des familiaux. Tout comme celui de Tizi Gheniff, le maire de M’kira a tiré la sonnette d’alarme à ce propos dernièrement lors du conseil de l’exécutif de wilaya. Des citoyens proposent à ce que des forages locaux soient réalisés dans les villages en attendant une situation meilleure. En définitive, beaucoup reste à faire à Tizi Gheniff dans tous les domaines : assainissement, aménagement urbain et autres structures de base.

Amar Ouramdane