Débrayage au lycée polyvalent d’Ahl Leksar

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Une crise des plus aiguës oppose l’administration du lycée polyvalent d’Ahl Leksar d’un côté et les élèves d’un autre, où le scénario de la protesta et des grèves ne semble pas avoir de fin. Ce lycée vit ces derniers jours au rythme de grèves et des contestations, observées tantôt par les enseignants tantôt par les élèves. Cette fois-ci, c’est au tour des élèves de manifester leur ras-le-bol, dans une grève d’une demi-journée, organisée mardi pour contester le déficit d’encadrement qui s’explique par le retard enregistré dans les programmes, toutes matières confondues, au moment où des centaines de diplômés pataugent dans le chômage. Enseignants, administrateurs, adjoints d’éducation et agents de sécurité, des déficits qui se ressentent à la vue de ce désordre flagrant. Le comble, un manque criant d’équipements pédagogiques qui pousse les élèves à s’absenter parfois. «Les élèves sont contraints de s’absenter, faute de chaises et de tables», nous confirme un lycéen rencontré sur place. En outre, les élèves du lycée attendent toujours l’ouverture de la salle de sport, achevée depuis presque deux ans et qui est fermée à nos jours. Les lycéens demandent également à ce qu’un bibliothécaire soit recruté.

Ce dernier sera chargé d’organiser la bibliothèque de sorte à ce que tous les élèves bénéficient d’une heure par semaine pour faire leurs recherches et révisions, se familiariser avec le livre et la lecture dans une commune qui ne dispose pas d’une bibliothèque municipale. Il est aussi à déplorer l’état des sanitaires qui sont complètement inutilisables. «D’autres grèves ne sont pas à écarter, si l’administration ne règle pas ces problèmes, ses promesses de remédier à cette situation ne sont qu’une fuite en avant, nous avons tout mentionné dans une plate-forme de revendication que nous lui avons transmise», nous confie un jeune en dernière année. Il est à rappeler que cette grève est la troisième depuis la rentrée en cours ; la première qui a duré plus de trois jours où les élèves ont refusé de porter le tablier contestant la situation anarchique qui prévalait, suit celle des enseignants observée pour les mêmes raisons.

Le grand absent cependant est l’association des parentes d’élèves. Des parents se demandent où va l’argent qu’ils versent pour une association qui n’a jamais donné signe de vie. «Nous demandons à ce qu’elle soit dissoute pour désigner des gens qui se battront pour notre intérêt», réclame encore un autre lycéen.

Rahim Fariche

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