La Dépêche de Kabylie

Une école en piteux état

Preuve ? Selon l’association des parents d’élèves de ladite école, des infiltrations d’eaux pluviales inondent à chaque averse trois salles de cours ce qui a provoqué déjà l’effondrement des faux plafonds. Il en est de même de la cour de l’école qui devient, elle aussi, un étang à la moindre goutte de pluie tombée. Aussi, et encore plus grave, la citerne qui sert de réserve d’eau, selon toujours la même source, est rouillée et son eau est impropre à la consommation. Quant aux mesures de sécurité qui doivent être prises pour garantir l’intégrité physique des élèves, l’association relève que le portail principal de l’établissement est endommagé et qu’il y a un manque de barreaux pour les fenêtres. En ce qui concerne les alentours de l’école, l’association regrette la présence d’amas de terre juste à l’entrée. On regrette aussi, le sort réservé au seul concierge qui a été transféré vers la fourrière de la commune, dont l’association des parents d’élèves et le directeur de l’établissement exigent sa réintégration. Le tableau est certes sombre, mais qu’a-t-on fait pour y remédier ? Rien ! Sinon, retour à la case départ! Au stade des promesses ! Selon l’association des parents d’élèves. Le maire de Oued Ghir a été saisi à maintes reprises, et ce depuis le mois d’avril dernier, et à chaque fois d’aujourd’hui, une fin de non recevoir a été signifié à la requête des parents. Advienne que pourra ! Sa seule réponse, selon l’association, se résumerait en ces termes « l’école menace ruine », d’où il a été procédé le 2 novembre dernier, selon les termes d’un procès verbal de constation établi par un huissier de justice, à l’engorgement des portes de trois classes à l’aide de parpaings et ciment. De même que le mobilier des trois classes, les livres des enseignants et des élèves ont été jetés dehors. Une besogne, est-il mentionné dans le PV, accomplie sur injonction du maire de Oued Ghir.

Devant cet état de fait, l’association des parents d’élèves de ladite école ne compte pas baisser les bras. C’est ainsi que le wali de Béjaïa, le P/APW, le chef de daïra, la Directrice de l’éducation et les parlementaires de Béjaïa ont été tous saisis par écrit. Dans les correspondances de l’association, il est demandé à ce que les classes fermées soient rouvertes, l’engagement des travaux pour réparer le toit de l’école et l’aménagement de la cour de l’établissement, ouverture d’une cantine scolaire et la réintégration du concierge transféré vers la fourrière de l’APC. « Si rien n’est fait, l’année scolaire de nos enfants sera compromise », estiment les parents d’élèves. A noter au passage que les élèves, selon l’association, ont été renvoyés le jour même de la fermeture de l’école.

Dalil S.

Quitter la version mobile