L’accent a été mis, durant cette conférence, sur la situation du marché pétrolier international qui a connu ces derniers mois des baisses vertigineuses. Mais aussi sur les enjeux de la période actuelle avec en toile de fond la crise financière et économique qui affectée l’économie mondiale, notamment les pays industrialisés et ses répercussions sur les pays membres de l’OPEP, les dispositions à prendre par ces membres pour la sauvegarde des intérêts de ses pays.
En effet, l’ajustement de la production est une nécessité absolue, selon M.Chakib, pour éviter aux pays exportateurs une récession dont les conséquences seront graves. Pour rappel, cette organisation a baissé sa production de 1,8 million barils par/jour.
« Les prix vont bouger dans le bon sens pour nous, j’estime que le prix actuel de pétrole est le prix moyen. Même avec un baril à 50 dollars, on va bien fonctionner, car la moyenne durant les années précédentes de 2000 à 2007 est de 47 dollars, mais les choses vont se réévaluer durant les prochaines mois selon les experts, » a-t-il laissé entendre devant un parterre de spécialistes, qui ont pris part à cette rencontre. Cependant, la moyenne des prix du pétrole de ces dernières années, est de 25 dollars pour l’année 2001, 29 dollars pour 2003, 38 dollars pour 2004, 55 dollars pour 2005, 66 dolars pour 2006, 75
dollars pour 2007 et 108,8 dollars pour l’année 2008.
Néanmoins, la révision et la refondation du système financier sont nécessaires, selon l’orateur, pour remettre sur pied l’économie mondiale où la croissance a régressée de 3%. « Si la situation dure deux à trois ans, il y aura impérativement un manque de crédits, et puis un manque de fluidité, ce qui va engendrer une récession générale, » a-t- il indiqué.
Interrogé sur les causes qui sont derrière cette chute libre des prix du pétrole, en dépit des dernières baisses de production de 1,8 million de barils par jour, le conférencier indiqué que le non-soutien de certains pays hors OPEP est derrière cette baisse, notamment la Russie, le Méxique et la Norvège, qui ont refusé d’intégrer cette action. Par ailleurs, évoquant la tenue du forum des pays exportateurs du gaz, qui est prévu pour le 28 novembre, et qui sera présidé par la Russie pour décider du statut de ce forum, la conférence, selon le conférencier a été retardée sans explication. Cette organisation serait peut-être l’équivalente de l’OPEP, il reste que le prix du gaz est affilié à celui du pétrole durant ce premier semestre. Toutefois, évoquant la nouvelle stratégie et la politique énergétique des Etats-Unis après l’élection d’Obama, M. Khalil dira que la politique d’Obama n’aura pas un impact immédiat sur le marché pétrolier, et que l’objectif d’Obama est de redémarrer l’économie américaine avant tout.
Pour rappel, une rencontre entre les membres de l’OPEP, aura lieu au Caire le 29 de ce mois. Celle-ci qui précédera celle de décembre qui aura lieu à Oran, et qui va permettre d’évaluer les dernières procédures qui seront prises par l’organisation.
Maouchi Y.
