Les professionnels de la santé congressistes n’ont pas omis de débattre de la situation socioprofessionnelle des paramédicaux de la wilaya et de l’état des lieux des structures de la santé qualifié d’inquiétant, vu un manque criant en personnel paramédical et en quelques praticiens spécialistes. Un déficit qui n’est d’ailleurs pas sans conséquences, avaient jugé les sapistes de Béjaïa qui n’ont pas omis de surcroît de tirer la sonnette d’alarme aux responsables de la santé « qui devraient s’occuper à mettre un terme à ces situations insupportables aux malades et aux travailleurs, notamment les paramédicaux devenus le souffre-douleur des hôpitaux et autres structures sanitaires ». L’insécurité qui règne dans ces établissements qu’ils soient dans les zones rurales ou dans les villes a vu que ces blouses blanches ont été, à plus d’un titre victimes d’actes d’agression par des délinquants. Le manque d’effectif en personnel paramédical, accentué ces derniers temps par un recrutement zéro et le départ en retraite de certains d’eux est devenu le premier souci des cadres du SAP de Béjaïa qui exigent des responsables de la santé. « A passer aux solutions efficaces et définitives et bannir le replâtrage et les solutions provisoires ». Les congressistes ont témoigné des répercussions engendrées par ce déficit, à l’image de la surcharge de travail qui, à son tour est à l’origine du stress professionnel et du surmenage. Aussi, le manque de quelques spécialistes, à savoir les gynécologues de gardes dans les hôpitaux et les neuro chirurgiens est une « grosse lacune médicale » selon les cadres du SAP car, elle pénalise la bonne prise en charge des cas urgents sur place et met devant la contrainte les infirmiers à effectuer des évacuations à outrance vers d’autres wilayas, de jour comme de nuit, et ce, au péril de leurs vies et celles des malades évacués. Sans vouloir faire dans la surenchère, les paramédicaux de Béjaïa jugent, que le dernier découpage sanitaire « n’a en effet porté aucune amélioration en terme des soins de proximité étant donné que les premières victimes de cette nouvelle carte sanitaire sont les EPSP qui n’ont pas été accompagnés de moyens humains et matériels afin d’accomplir leur propre mission ». Cette première sortie des paramédicaux en ce temps crucial que vit le secteur de la santé dans sa globalité n’est pas pour polémiquer, déclarent les cadres du SAP, mais ils trouvent qu’il est temps, en tant que cheville ouvrière des soins de remettre les pendules à l’heure en associant dans les décisions ce partenaire social majoritaire qui œuvre d’abord à un dialogue sincère avec les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de travail dans les établissement de santé. Enfin, le SAP de Béjaïa exhorte les responsables de la fonction publique à donner suite dans les plus brefs délais à leur statut particulier qui tarde à voir le jour.
N. T.
