Le cycle des contestations et autres journées de protestation reprend de plus belle et l’université risque de vivre pour la énième fois une période de turbulence. Hier, et en parallèle au mouvement de grève des fonctionnaires qui ont répondu massivement à l’appel de la coordination des syndicats de la Fonction publique, les étudiants du département de français ont tenu un rassemblement de protestation devant l’entrée de la faculté des lettres et sciences humaines à l’appel du comité des étudiants dudit département. Un mouvement de contestation qui dure depuis mardi dernier. “Nous sommes en grève depuis presque une semaine” nous dira un membre du CDF rencontré hier à l’université de Tizi-Ouzou.
“Plusieurs revendications ont été énumérées dans une plateforme remise aux responsables de la faculté et aucune suite n’a été donnée à nos doléances” dira notre interlocuteur.
Au chapitre équipements, les étudiants francophones de l’université de Tizi-Ouzou, revendiquent “le renforcement au personnel de la bibliothèque et l’informatsation des systèmes de codification en vue de faciliter l’acquisition des documents, expansion de la salle de lecture ainsi que l’enrichissement de la bibliothèque en fond documentaire,” alors que sur le plan pédagogique, les protestataires espèrent” la réhabilitation des fonctions du conseil scientifique, réactivation de l’école doctorale afin de permettre aux étudiants d’accéder aux études de post graduation ainsi que la prise en charge et organisation d’activités culturelles et scientifiques (colloque, conférences).
Les étudiants présents lors du rassemblement d’hier ont tenu à exprimer leur solidarité avec un membre du comité qui serait interdit de réinscription. “Le blocage d’inscription pour l’année 2008-2009, est une décision arbitraire. Visant à sonctionner un membre du comité pour ses activités, c’est inacceptable!” nous dit Youcef, membre du CDF. Dans le même sens, les étudiants de la faculté de droit, particulièrement ceux de département sciences, ont de leur côté observé une journée de grève pour demander l’amélioration des conditions socio-pédagogique des étudiants.
A. Z
