Les moyens font défaut

Cette section, mainte fois promue aux championnats national et de wilaya, éprouve beaucoup de difficultés dans ses activités, mais ne travaille pas moins avec les moyens de bord pour honorer sa noble mission de formation et d’éducation. Ses difficultés sont liées particulièrement à l’absence d’un lieu (salle) pour les entraînements, d’une maison de jeunes et autres aires de jeu.

Il faut avouer que la « maison de jeunes », ou ce qui en reste, située à proximité de l’ex-souk el fellah, est dans un état de total abandon, tant elle est devenue un réceptacle de détritus en tout genre.

Elle aurait pourtant bénéficié d’une enveloppe financière pour sa réhabilitation, mais à ce jour rien ne semble se faire pour remettre les pendules à l’heure comme l’attendent impatiemment les jeunes de cette localité, sérieusement exposés pour succomber, de par leur vulnérabilité, aux nombreux fléaux sociaux.

La section Vo-Vietnam d’Iferhounene compte plus de 40 jeunes athlètes, issus pour beaucoup des communes voisines.

Ils y viennent pour s’adonner à leur sport favori, par lequel ils rêvent d’être un jour de grandes figures de cette discipline, comme nous le dira l’un d’entre eux. Dans les rangs de cette section figurent de nombreuses filles, à l’image de la championne d’Algérie en juniors/seniors de la discipline, Tafat Naït Chakdid en l’occurrence, et Fetta Aït Hamou dans la catégorie des minimes. Pour les garçons, l’on retrouve Smaïl Belkai, plusieurs fois champion d’Algérie en individuel. Par équipe, des athlètes champions au palmarès élogieux, ne manquent pas, non plus, tels que Mahmoud Aït Hamou et Aissam Aït Hamou.

Ce qui constitue non seulement un bon résultat, mais un défi pour des jeunes qui travaillent avec des moyens dérisoires.

Tahar Ben Youcef, l’entraîneur de cette équipe, dira que « même si nous souffrons du manque de moyens, notre devoir est de donner une bonne formation aux élèves athlètes pour qu’il puissent s’assurer un avenir dans cette noble discipline tout en les orientant dans une saine éducation, comme l’exigent le caractère et l’objectif de notre association ».

Cet éducateur ne cache pas cependant son amertume d’être contraint à organiser des entraînements pour ses athlètes à l’air libre en raison de l’absence d’une structure d’accueil digne de ce nom.

« D’apparence, nos responsables semblent être insensibles aux difficultés des jeunes, sinon comment expliquer le blocage et la non prise en charge du projet d’un complexe sportif dont a pourtant bénéficié la commune d’Iferhounene ? »

Le directeur de la maison de jeunes espère, quant à lui, recevoir incessamment les moyens nécessaires en vue d’accueillir d’autres disciplines sportives susceptibles de répondre aux besoins et à la demande des innombrables jeunes qui n’attendent qu’à être aidés pour démontrer leurs talents.

Antar Boufatis