Vers une nouvelle majorité à l’APW de Tizi-Ouzou

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La lune de miel entre le FLN et le RCD connaît le début de sa fin à l’APW de Tizi-Ouzou. Lors des élections locales du 29 novembre 2007, la présidence de l’APW est revenue au RCD grâce aux voix du FLN, qui ont appuyé la condidature du RCD.

C’est à couteaux tirés que se sont déroulés les débats dans les sessions de l’APW, entre les élus de Belkhadem et ceux de Saïd Sadi, qui n’ont pu tenir le coup pour porter l’alliance le plus loin possible. Les ponts entre les deux formations politiques ont désormais sauté à la faveur des partis du FFS et du RND, tenus toujours loin de l’alliance et qui ont joué le rôle de bons opposants à la présidence de l’assemblée. Pour rappel, le FFS et le RCD ont totalisé respectivement 16 et 15 voix sur 47, tandis que le FLN et le RND ont eu, pour le premier, 11 voix et le second 5 voix.

C’était l’alliance contre nature et contre toute attente, qui a permis au parti de Saïd Sadi de briguer une présidence, que d’aucuns jugeaient à durée de vie très courte. En effet, moins d’une année de gouvernance à l’APW de Tizi-Ouzou, le RCD est lâché par le FLN, qui a préféré rejoindre l’opposition. La configuration qui se dessine irait vers le regroupement FLN – FFS – RND, avec 32 voix sur 47. La situation de blocage se dessine, dès lors que le parti de Saïd Sadi se retrouve dans l’impasse.

On annonce de sources sûres qu’une déclaration sera rendue publique dans les prochains jours et scellerait le rassemblement politique en gestation.

Il s’agit d’un revirement de situation, au bénéfice du FFS qui prendrait la présidence avec deux vices-présidences pour le FLN et une vice-présidence pour le parti d’Ahmed Ouyahia. C’est du moins le plan directeur post-crise qui est en vue, selon une source proche des acteurs de la négociation. Nous en saurons davantage dans les prochains jours sur le sort de l’actuelle présidence, plus que jamais indexée et isolée. Il s’agit en fait d’une divergence stratégique entre le parti de Belkhadem et celui de Saïd Sadi qui a accéléré le divorce politique à l’APW de Tizi-Ouzou, les élections présidentielles prévues dans 6 mois, ne peuvent pérenniser une allianc contractée beaucoup plus pour sanctionner que pour venir à bout des défis du développement local.

Khaled Zahem

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