La Dépêche de Kabylie

Des travaux qui n’en fissent pas

Les travaux n’en finissent pas. Le trafic routier s’en retrouve perturbé à longueur de journée. On pose le béton sur les trottoirs. Pour ce samedi, c’est à l’entrée de Djemaâ Saharidj, dimanche, c’est à l’entrée de Mekla, lundi, entre les deux… et cela continue. Les « morceaux de trottoirs » s’accolent les uns aux autres, à croire que l’on procède à des greffes.

Pourtant, sur certaines distances, on aurait réalisé deux parties de trottoirs : la première, certainement pour les « trotteurs », la seconde servant chaque jour à des véhicules stationnés à moitié sur le béton et à moitié sur le macadam ! La chaussée perd de sa largeur et les embouteillages en gagnent sur… la longueur dans l’espace et dans le temps. Ce qui demeure éternellement présent est cette bonne vieille habitude des citoyens de « trotter » sur le macadam, laissant les « trottoirs » se reposer !

Il faut aussi noter que certaines parties de ces mêmes trottoirs se rétrécissent comme peau de chagrin en certains lieux pour des raisons inconnues tandis que d’autres parties ressemblent presque à un terrain de sport vu l’espace occupé. De Mekla à Djemaâ Saharidj, l’on passe d’un trottoir large de plus de deux mètres à un autre plus étroit permettant à peine à deux piétons de se croiser. Le tracé en perd dans sa forme rectiligne et, vu du ciel, cela ressemble étrangement au corps d’un reptile ayant avalé plusieurs proies, les unes se retrouvant loin des autres, chacune gonflant la partie où elle se trouve ! Y a-t-il eu un plan pour la réalisation de ces trottoirs ?

S. M.

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