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Des chantiers en attente

Le nouveau chef de daïra a une mission des plus difficiles dans la commune de Boudjellil qui souffre d’un marasme généralisé. Les problèmes éludés au fil des années se sont accumulés et requièrent maintenant une prise en charge en urgence et de gros moyens financiers. Le bricolage qui a prévalu depuis des décennies a des conséquences dramatiques sur le devenir d’une commune qui a de tout temps souffert de mauvaise gestion suite à l’unilatéralisme. Et quand une route qui représente une voie de communication inter wilaya est dans un délabrement déconcertant que dire alors des autres routes locales dont on a simulé tacitement le bitumage il y a quelques mois mais dont les travaux de piètre qualité ont été bloqués pas des citoyens hostiles à la dilapidation de l’argent public. Quelle politique d’emploi quand la seule stratégie des assemblées alternées jusque-là n’a géré la manne d’embauche juste pour se garantir un électorat lui permettant de se pérenniser au trône. Qu’a t-on fait en matière d’environnement ? Le terrain permet de relever que le CET de Tala El Vir qui a englouti plus d’un milliard a été abandonné à un taux d’avancement de prés de 90 % après que les citoyens aient sommé l’entreprise réalisatrice de quitter les lieux. La politique du logement n’est pas moins décriée que d’autres de tout temps menées au gré d’un système dont tous les efforts se déployaient pour garder définitivement la mainmise sur le pouvoir local. La politique de la santé stagne et ne suit pas les attentes des douze mille habitants de la commune. Une gestion au jour le jour dénote la légèreté avec laquelle on continue de gérer un secteur aussi névralgique au moment où les officiels annoncent en grande pompe l’amélioration des prestations de service. Piètre situation que vivent en général les apprenants des différents paliers de l’école qui font les frais de l’isolement et du manque de cadres de qualité les enseignants permanents attirés uniquement pas les centres urbains. Quel cadre de vie dans les 18 villages de la commune où jamais les habitants ont eu à donner leurs avis pour exprimer un besoin même urgent en infrastructure de base ? Quelle situation du parc automobile de la commune dont on a toujours fait des usages personnels et abusifs sans aucune contrepartie pour l’intérêt général ? Que promettre aux citoyens encore après une attente de quatre ans pour le gaz de ville et la passerelle ? Pour rappel ces projets dont on a exprimé la nécessité en 2004 sont toujours ignorés par les pouvoirs publics. Qui va endosser la responsabilité d’un écolier (e) qui peut se faire à tout moment écraser par les trains ? Qui va prendre la responsabilité d’une nouvelle insurrection populaire sachant que les citoyens en ont ras-le-bol de cette politique de l’oubli et de l’arrogance ?

Zaïdi Zoubir

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