Trois ans de prison et 100 millions DA d’amende pour deux “vendeurs” de faux billets de banque

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Il s’agit de la mise en circulation sur le territoire national de faux billets de banque de 1 000 DA. Le procès concerne cinq prévenus, les deux premiers Z. K 38 ans et D. L 36 ans sont accusés de constitution d’association de malfaiteurs, de distribution et vente de faux billets de banque. L’introduction de ces même billets sur le territoire national pour le troisième D. A 26 ans et le quatrième Z. Y 25 ans quant au cinquième accusé B. H 20 ans, il lui est reproché sa participation dans la mise en circulation des faux billets.

Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, après avoir rappelé brièvement les faits et indiqué les différentes sommes échangées ou mises en circulation, a requis la peine de 15 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 100 millions DA pour les deux premiers cités et six ans de prison accompagnés de 20 millions DA pour les trois autres.

Après délibérations, le président de tribunal, n’ayant pas tenu compte de l’accusation d’association de malfaiteurs et ayant accordé le larges circonstances atténuantes, prononce le verdict de 3 ans de prison et de 100 mille DA d’amende assortis de la privation de droits civiques à l’encontre de Z. K et D. L, des 6 mois de prison avec sursis et de 20 mille DA pour D. A et Z. Y, quant à B. H, il a été acquitté.

Les faits, qui ont eu pour cadre le marché hebdomadaire de Kherrata, remontent à la journée du 26 décembre 2007 lorsque D. A, en possession de 3 000 faux DA en remet 1 000 à B. H pour leur mise en circulation ceci en achetant au souk des articles et surtout par le fait que la monnaie qui en sera rendue le serra en vrais billets de banque.

Mais dix minutes plus tard et contre toute attente, la police présente sur le marché et qui a été saisie par le commerçant auquel le faux billet de 1 000 DA a été remis en paiement d’une paire de gants, interpelle B. H ensuite D. A sur la provenance des faux billets. Et c’est ainsi que les services de la Police judiciaire remontent la filière en passant par les différents inculpés jusqu’à Z. K et D. L. Z. K, taxieur clandestin a d’abord été lui-même victime de l’un de ses clients qui lui a payé une course avec un faux billet de 1 000 DA. Il raconte sa mésaventure à son ami D. L. Ce dernier l’informe alors qu’il “travaille” lui-même dans les faux billets et qu’il est en contact avec un certain S. K qui brasse de grosses sommes de faux billets. Le taxieur communique alors à son ami son intention de “travailler”, lui aussi, dans la fausse monnaie. D. L lui procure alors auprès de S. K 13 millions de centimes de faux billets contre 4 millions de centimes de vrais dinars. Et selon des bribes d’informations recueillis à l’audience, vu que la sonorisation était des plus défaillantes, les 1 000 faux DA avec lesquels B. H avait tenté d’acheter la paire de gants au marché avaient pour origine les 13 millions de centimes de faux DA de Z. K. Parmi le public présent dans la salle d’audience, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi le mystérieux S. K, qui serait à la tête de la pyramide n’a pu être arrêté par la police et être présenté devant la justice.

B. Mouhoub

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