Des rendements céréaliers faibles

La céréaliculture est l’une des activités agricoles pratiquée dans la région de Kherrata en particulier dans la commune de Draâ El Gaïd où elle constitue une vocation principale.

Les surfaces emblavées occupent une superficie de 2 500 ha environ réparti à travers les localités, rurales, et la récolte semble connaître des prémices favorables en raison des premières pluies enregistrées en cette période d’automne.

Mais quels que soient les efforts déployés par les agricultures de cette région à destination de la production de ces denrées alimentaires stratégiques, les rendements sont insignifiants puisque selon notre source ils atteignent une moyenne de 10 quintaux/hectare depuis quelques années, en raison des aléas d’une pluviométrie très avare que connaît la région. A cela s’ajoutent d’autres facteurs défavorables que rencontrent les agriculteurs, notamment la cherté de la semence dont le prix du quintal a atteint les 6 000,00 DA, les engrais indispensables aux cultures de céréales que sont l’amonitrate et le NPK, produits difficilement accessibles pour des fellahs qui ne peuvent pas se permettre de supporter des charges financières aussi importantes puisque les montants avoisinent également les 5 000,00 DA/quintal et même plus, des situations qui nécessitent inévitablement le recours à des prêts auprès de la Badr. C’est pourtant nécessaire pour obtenir des rendements acceptables.

Le regroupement des agriculteurs des communes de Kherrata et de Draâ El Caïd qui a eu lieu à la mi-octobre 2008 au chef-lieu de la daïra et initié par la subdivision de l’agriculture pourrait être une opportunité pour le développement de l’agriculture d’une façon générale puisque il s’agit de la mise en œuvre par le département concerné de la formule de crédits de campagnes « Rafik » pour encouragement de ce secteur. A la lumière des informations données sur l’objectif de ce regroupement, il s’agit pour les responsables l’agriculture qui ont animé les travaux, de donner toutes les explications et éclaircissements sur les possibilités offertes aux agriculteurs, toutes activités agricoles confondues, d’obtenir des crédits de campagnes, plafonnés à

1 000,000,00 DA et même plus, selon l’importance des actions à développer remboursables en une année dont les intérêts sont pris en charge par l’Etat.

Mais, il semblerait que le lancement de cette opération de heurterait déjà à des difficultés rencontrées par certains agriculteurs auxquels l’institution bancaire locale BADR exige des garanties qu’ils ne peuvent offrir, un problème similaire aux actions individuelles du PPDR de Takliat dont les dossiers sont toujours en instance auprès de cette même institution, et ce depuis plusieurs mois, en attendant de trouver une solution définitive.

S. Z.