Plus on se rapproche de l’Aïd El Adha, plus les produits les plus prisés lors de cette fête religieuse, à l’exemple des œufs, grimpent progressivement pour atteindre des prix vertigineux. Pourtant aucun des indicateurs économiques, servant à prévenir une tendance vers la hausse, ou même vers la baisse, en raison du manque ou de l’augmentation d’un moyen de production, n’a relevé sur le marché une telle éventualité. La hausse du prix du plateau d’œufs, explique un aviculteur de Lakhdaria « ne serait justifié que si on avait augmenté l’énergie électrique, et l’aliment ». En effet, la poule pondeuse ne consommera la dose d’aliments servis dans les mangeoires que si elle est maintenue éveillée toute la nuit grâce à un programme lumineux. Ce qui rend incompréhensible l’envolée de cette denrée riche en protéines animales, compensant l’inaccessibilité aux viandes rouges, et blanches, nous dira en connaisseur, un détaillant de Krichich « Pourtant cette activité est indépendante de la main-d’œuvre, un seul ouvrier peut s’occuper d’une batterie de 4 800 sujets. » Jamais de mémoire de spéculateur gravitant autour des « Ouled El Djadj », l’offre n’a été aussi basse, pour eux « seule une réforme massive de la poulette pourrait causer une crise pareille. » Ceci pour les hypothèses supposées avoir entraîné l’inflation, lesquelles montées en « ascendant » — car il y en a eu plusieurs avant cette stabilisation à la hausse se sont présentées en plusieurs étapes, fait remarquer un intermédiaire « d’abord une petite augmentation vers 240 DA après l’Aïd Et Fitr, ensuite une escalade vers 330 DA. «
A. Chérif
