“Faramineux !” C’est ainsi que qualifie le directeur de l’OPGI-Béjaïa,le montant des créances détenues par l’Office sur ses locataires de logements sociaux (personnes et administrations).
A plus de 24 milliards de centimes, celui-ci est tel, souligne M. Guidoum, qu’il affecte sérieusement la capacité de l’OPGI à agir dans le sens d’améliorer “les conditions d’habitabilité de ses locataires.” C’est le branle-bas de combat.
Après avoir mené, deux mois durant, une infructueuse campagne de sensibilisation, l’OPGI envisage d’employer, à compter du 2 janvier prochain, la manière forte, pour enfin se faire entendre. Poursuites judiciaires, exécutions des arrêts de saisie, expulsions manu-militari et annulations des contrats et baux de location, sont parmi les mesures de coercition envisagées. M. Guidoum promet d’être autant intraitable avec les administrations et les commerçants dont la dette avoisine les 7 milliards que conciliant avec les particuliers qui solliciteraient éventuellement des échéanciers de paiement.
Autre souci pour l’OPGI : la sous-location, acte strictement interdit par les clauses d’attribution des logements sociaux. 121 cas ont été ainsi dénombrés, selon M. Guidoum, dont trois, localisés dans la région de Kherrata sont déja sous le coup de décisions d’expulsion.
Une belle lueur dans ce tableau sombre : l’OPGI a réussi à organiser douze assemblées générales de copropriétaires pour désigner des syndics d’immeubles.
Le parc logement de l’OPGI-Béjaïa avoisine les 22 000 unités.
M. B.
