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Les travailleurs du CFPA garçons en grève illimitée

Les travailleurs du CFPA Abd Elhak Ben Hamouda d’Akbou ont entamé une grève illimitée depuis dimanche, pour exiger, selon les termes de la déclaration rendue publique par la section UGTA, “la satisfaction de (leurs) revendications légitimes, la mutation pure et simple des responsables incriminés, le changement d’ordonnateur, l’installation d’un directeur en titre avec ordonnancement, avec un intendant qualifié dans les meilleurs délais.”

Cette grève est l’aboutissement du non-paiement à temps des salaires des travailleurs qui n’ont pas encore perçu le paiement du mois de novembre ; elle sanctionne un long processus de négociations entre le syndicat, d’une part, la direction de l’établissement et la direction de la formation professionnelle de la wilaya de Béjaïa, d’autre part. En effet, les travailleurs accusent l’administration de “non-respect des engagements concernant les revendications des travailleurs du CFPA arrêtées lors de la réunion du 11 novembre 2008 et du 26 novembre 2008.” “La situation sera assainie avant le 31 décembre 2008, le salaire du mois de novembre et les primes IAPP, IAPG du premier semestre 2008 seront versées avant le 27 novembre 2008.

Malheureusement rien n’a été fait à ce jour et nous sommes au seuil de la fête religieuse Aïd El Edha et sans espoir de percevoir nos dus.” note la déclaration.

La situation financière cet établissement dure depuis des années. Selon des témoignages recueillis auprès de certains ex-stagiaires, notamment ceux ayant poursuivi leur formation au sein de ce centre entre 1999 et 2004, quelque 1 000 bourses auraient été impayées, non pas que la caisse du centre n’a pas été alimentée sur budget l’Etat ou qu’il y ait un détournement quelconque, mais tout simplement parce que le CFPA est mal ou pas suffisamment encadré de sorte que le paiement de ces bourses n’étant nullement le souci des responsables. Aussi le montant de ces bourses serait tout simplement, au terme de l’échéance quadriennale, reversé au Trésor public.

A ces bourses et salaires impayés, s’ajoutent les dus de quelque 14 enseignants vacataires (PEP), ce qui fait fuir tous les prétendants aux vacations privant ainsi le centre de l’encadrement nécessaire à son fonctionnement.

Cette gestion “catastrophique” se répercute sur le rendement pédagogique de l’établissement qui n’assure plus d’enseignement que pour six sections pédagogiques alors qu’il est en mesure d’en prendre en charge vingt-sept ! Les sections prises en charge seraient mal encadrées, preuve on est que les trente heures de cours hebdomadaire qui devraient être dispensées aux stagiaires ne seraient jamais pleinement assurées. Le plus drôle, selon un enseignant exerçant au niveau de cet établissement : “Malgré toutes ces anomalies avérées et vérifiées à maintes reprises, le nombre incalculable d’erreurs professionnelles commises dûment constatées par différentes inspections -la dernière en date est celle de la DFP qui a dépêché son propre intendant pour assainir la situation financière du centre- aucune décision allant dans le sens du règlement définitif du problème n’est prise ; pire, aucune sanction n’a été prononcée à l’égard des mis en causes !” Assainir.

B. Sadi

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