C’est pour la huitième année consécutive que les parents démunis reçoivent la prime de scolarité, instituée par le président de la République.
Si par le passé, cette prime était fixée à deux mille dinars par enfant scolarisé, le chef de l’Etat a décidé, dès cette rentrée scolaire à la relever à trois mille dinars. “Nous n’avons eu que deux mille dinars”, nous a dit un parent d’élève. Selon une source locale, la décision d’attribuer les mille dinars restants est arrivée. “Les parents vont bénéficier du reste incessamment”, a ajouté notre source. D’ailleurs, au niveau des établissements scolaires “payeurs”, les convocations sont déjà prêtes. Pour toute la daïra de Draâ El Mizan, ils sont neuf mille élèves qui en bénéficient. Certes, cette initiative soulage les parents démunis, mais il aurait été préférable peut-être de penser à la leur verser au cours de la première semaine de septembre.
Les économes sont ceux qui souffrent le plus de cette situation. “Il serait plus correct de les régler par voie postale ou bancaire. Je vous assure que durant la période de paiement nous sommes gênés dans notre fonction.
Il faut s’occuper de plusieurs tâches à la fois : vendre des livres, comptabiliser les frais scolaires…”, nous a confié sous le sceau l’anonymat l’intendant d’un collège de la région : et d’ajouter “Les collèges et les lycées sont devenus des centres payeurs. Il ne faut pas aussi oublier les autres risques.”
Même si ces différents intervenants ont quelque part raison, il y a tout de même des contraintes à répondre favorablement à leurs sollicitations. En définitive, devant l’érosion du pouvoir d’achat ainsi que la cherté des fournitures scolaires, les parents espèrent que cette décision présidentielle soit maintenue. Signalons enfin que ces derniers temps, il n’y a pas eu de contestations à ce propos car les listes établies ont été actualisées déjà à la fin de l’année scolaire.
Amar Ouramdane
