H. H, touche personnelle comme elle aimait à la mettre à la fin de ses écrits, jeune active, très combative, elle désirait croquer à pleines dents cette vie dont elle porte le nom, Hayet. Avec elle ne rien louper, ne rien concéder. Oui c’était sa pensée à elle, d’ailleurs très outrée par les jeunes débutants refusant un travail pour une raison ou une autre. Ces jeunes ayant la fainéantise de se remuer pour un déplacement comment vont-ils apprendre, découvrir et percer, se demandait-elle ?
Me rappelant de ses 27 printemps en 2007, toute comblée du staff réuni, elle m’annonça après le petit moment de bonheur très convivial partagé au sein de notre rédaction, qu’elle vient de dérober une année de plus à cette vie. Rien n’empêche d’espérer une autre année puis une autre jusqu’au jour fatidique d’aujourd’hui. Malade depuis des années, alitée depuis une période au départ très curieuse et riche d’informations sur l’évolution de sa santé détériorée, sa fragilité était discernable.
Toutefois, ses va-et-vient à l’hôpital ont ébranlé sa persuasion du mal-être dans le bon sens et, se disait fréquemment qu’il y avait pire. Elle avouait aussi être si convenablement entourée d’affection et de tendresse que le mal se faisait imperceptible.
A travers ses diverses relations professionnelles, amicales ou personnelles, très sociable, chacun avait droit à son écoute et son envergure de compréhension.
Pour de nombreux d’entre nous, nous n’avons jamais cessé d’évoquer son sérieux, sa volonté, son dévouement, son ouverture d’esprit, mais alors ce qui n’est jamais passé inaperçu c’est son extrême courage et son attention pour tout et tous.
Farroudja Metref