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Relizane clôt sa semaine à Bouira

Après la semaine des Chaouis de Oum El Bouaghi à Bouira, c’est au tour de la wilaya de Relizane de se faire représenter par une délégation véhiculant les palpitations culturelles de cette région de l’Ouest du pays. Tout comme pour les Chaouis et avant eux les troupes de Naâma, les couloirs de la nouvelle maison de la culture ont été mis à leur disposition. Ce qui permettra aux Relizanis d’y exposer des segments de leur authenticité. Cela va de l’art plastique mettant en relief le quotidien de la région ouest du pays, au costume traditionnel en passant par ces fameux “ijeqduren”, que, du reste, nous retrouvons dans les bagages de toutes les semaines culturelles qui sont déjà passées à Bouira. L’itinéraire du révolté Bouziane El Kali, ce bandit d’honneur de l’Ouest, occupera aussi un espace des couloirs de la maison de la culture. Mais la semaine de Relizane ne s’arrête pas aux seules expositions : théâtre, poésie, musique bédouine, chanson moderne et traditionnelles ont aussi été retenues au menu. Cette autre dimension culturelle fera le tour de quelques localités de la wilaya où elle rencontrera des citoyens intéressés par, entre autres, ce vieux raï de l’Ouest qui chante les harragas dans une langue que comprennent même les Imcheddalen.

« Fransa griba men Wehren (la France est à quelques encablures du port d’Oran) », dit la chanson des Gsasba. C’est donc une langue, un langage, que partage l’Algérie profonde.

A Semmache, vendredi dernier, les hôtes de Bouira ont tout particulièrement égayé Taddart. Le climat, pas vraiment clément, n’avait pas empêché les Idebbalen locaux de donner la réplique aux Gsasba venus de l’Ouest.

La rencontre de ces deux folklores fera dire à O.Reghal, le directeur de la culture : “Elle est flamboyante l’Algérie !”. Semmache n’en restera pas là : elle offrira à ses invités du sfendj, du msemen et autre du café. C’est vendredi, aux environs de 18 heures que la prestation culturelle de Relizane à Bouira a pris fin. Pour sa clôture officielle, c’est Kamel Berkane, le chef du cabinet qui dira quelques mots ventant la diversité du pays.

T.O.A.

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