Sur le qui-vive, une section locale de lutte anti-terroriste a pu arrêter trois suspects, avant-hier lundi, à la lisière des Issers, après y avoir découvert deux caches de l’ex-GSPC.
Exploitant, apparemment des indications d’un récent terroriste-repenti, deux troupes de l’ANP ont fait mouvement, avant hier au milieu d’après-midi, vers l’agglomération de Djaouna, situé à équidistance des Issers et de Souk El Had, 22 km à l’est de Boumerdès.
Redéploiement fructueux : repérés, là, trois individus suspects dont l’un signalé comme blessé, ont été arrêtés. L’identité des trois personnes fortement soupçonnées d’appartenance à un réseau terroriste n’a pas été dévoilée, en pareille circonstance. Mais l’action militaire, rapide et efficace, fut suivie d’une fouille qui s’est soldée par la découverte, dans la même zone, de deux casemates. L’une contenait des pièces et matériaux entrant dans la fabrication d’engins explosifs, et l’autre un appareil médical, une quantité de médicaments, de compresses et de pansements.
L’arsenal de guerre, auquel s’ajoute une quantité de denrées alimentaires et d’effets vestimentaires, fut récupéré avant la destruction des deux casemates, a-t-on indiqué.
Non loin de Oued Isser, toujours à l’est de Boumerdès, les forces locales de l’ANP avaient détruit au mois d’août dernier, dans des circonstances identiques, un autre atelier de fabrication de bombes. Le renforcement du dispositif militaire, tant sur l’axe Isser-Chabet El-Ameur, que dans les monts voisins de Ghzerwel, Sidi Ali Bounab, Mizrana et à la périphérie immédiate de Boumerdès, est assurément dicté par le souci de contenir les mouvements des groupuscules islamistes armés et du les anéantir au moment opportun. Comme ce fut le cas avant-hier à Fréha.
Salim Haddou
