Il y a quelques mois, un excédent extraordinaire de la pomme de terre a été enregistré sur le marché. Les producteurs de Bouira, région où le tubercule est produit à profusion, avait peur que l’offre qui dépassait de loin la demande ne se répercute sur leur « capital investi ». Cela était d’autant justifié qu’ils éprouvaient du mal à trouver des chambres froides pour y « protéger » leur marchandise. Néanmoins, la situation n’était pas pour déplaire au consommateur qui, en attendant que l’on trouve les chambres froides, payait la pomme de terre à 10 dinars le kilo. Quelques temps après et quand bien même l’offre dépasse toujours la demande, le tubercule ne se laissera plus cuisiner pour 10 dinars. Il atteindra les 50 dinars le kilo pour se stabiliser aux environs de 30 dinars.
Ceci s’agissant de la pomme de terre qu’on achète au marché « conventionnel ». Sinon, il est possible de la trouver à 10 dinars le kilo, voire moins. Pour ce faire, quand vous empruntez la RN 5, notamment dans la région d’El Esnam, arrêtez-vous devant les amas de sacs en plastique « en embuscade » sur l’accotement. Des jeunes vous proposeront un tubercule fraîchement arraché des champs qui longent le bitume. Et vous n’aurez pas trop à négocier pour que l’on vous cède un sac de 25 kilo pour quelque 400 dinars, soit moins de 10 dinars le kilo. Comment se fait-il que l’on passe de 50 dinars le kilo à moins 10 dinars ?
T. O. A.
