Toujours un casse-tête

Cela ressort des témoignages de plusieurs citoyens ayant de vastes terrains, pourtant cultivables, du côté d’Iaarviyen, Tassift et Iveggadhen. Par ici, les conditions dissuadent les plus téméraires parmi les paysans qui, à un moment ou un autre, avaient nourri l’espoir de s’y établir pour exploiter leurs terres, notamment avec l’encouragement des différents dispositifs de soutien à l’investissement dans l’agriculture. Ainsi et sans le minimum requis, à savoir au moins des pistes carrossables, toute velléité d’investissement dans ces endroits est tombée à l’eau. D’ailleurs, il y a lieu de signaler que ce vaste territoire était constitué initialement d’oliveraies de grande qualité, mais qui restent livrés aux aléas des temps puisque les propriétaires se trouvent, pratiquement, dans l’impossibilité d’en assurer le suivi. La récolte des olives, qui s’annoncent exceptionnelle dans la région devra être entièrement débordée à dos de mulet jusqu’aux huileries de la région.

Les terres par ici sont, dans leur quasi-totalité, arables ; ce qui laisse perplexe devant le laisser-aller des responsables locaux qui semblent ignorer jusqu’à l’existence de cette réserve agricole inestimable.

L’on se rappelle bien les années d’antan où Ahnif était le grenier de toute la région de part les grandes quantités de céréales et d’olives qu’elle offrait chaque année.

De là l’interpellation des responsables compétents qui ne doivent pas perdre de vue l’importance de cette contrée pour l’économie régionale.

B. B.