Le président du Boxing Club de Béjaïa, en l’occurrence Achour Kamel, est issu d’une famille sportive et fils d’un ancien joueur de la JSMB, le défunt Dda Rabiaâ. Nous avons eu le plaisir de le rencontrer lors d’une séance d’entraînement à la salle de l’Opow, où il nous a parlé avec une amabilité inégalable de la situation et des objectifs de son club.
La Dépêche de Kabylie : Pouvez-vous nous retracer brièvement l’historique du club ?
Achour Kamel : Le club a été crée au cours de la saison 2001 : l’année où on a débuté à participer aux différentes compétitions avec une poignée de talentueux jeunes boxeurs et les résultats sont en fonction de nos moyens.
La force de notre club est le staff technique qui est composé d’entraîneurs qui travaillent d’arrache-pieds. Je peux dire qu’ils ont la boxe dans le cœur, chose que le défunt Dda Mahmoud leur inculquait.
Quelle est la politique du club ?
Notre politique est basée sur le sérieux comme l’indique son nom : le noble art.
La formation fait partie de nos priorités afin d’arriver à former de nouveaux champions qui pourront faire reprendre à Béjaïa sa place au niveau de l’échiquier de la boxe nationale.
Avec cette politique, on peut rendre un vibrant hommage au père de la boxe béjaouie, Dda Mahmoud Khouchène
Avez-vous les moyens de votre politique?
Pour être franc, nous ne disposons que du strict minimum, je remercie au passage le DJS qui nous a aidé mais ça reste toujours insuffisant pour un effectif de 12 filles et une cinquantaine de garçons toutes catégories confondues.
On a comme objectif de préparer au cours de cette saison au moins deux seniors qui vont défendre dignement les couleurs du club et pourquoi pas monter sur le podium lors des futurs Championnats d’Algérie.
Quel est l’état des lieux concernant le volet infrastructures ?
Notre satisfaction est grande sur ce volet car nous disposons de notre salle, ce qui est déjà beaucoup pour un club alors que nous manquons du matériel de musculation qui est indispensable pour un athlète qui a atteint un niveau supérieur de performance
On vous laisse le soin de conclure….
Mon dernier mot est un appel aux autorités locales, la DJS, le wali et le P/APW, afin de venir en aide à ce club ; notre budget est très minime et nous allons nous préparer à faire de longs déplacements, chose qui n’est pas facile pour un club qui n’a pas de sponsors.
La ligue de wilaya de la boxe nous aide avec les moyens de bord.
J’appelle aussi les industriels et les amoureux de cette discipline à nous venir en aide car la boxe est le patrimoine de toute la population bougiote.
L’athlète a besoin d’encouragement au moins en ce qui concerne l’équipement, chose que les sponsors peuvent nous apporter, et je les invite à venir découvrir de leur propre yeux le travail qui se fait au sein de notre club ; déjà l’an passé, on s’est classé 7e à l’échelle nationale derrière de grands clubs tel le MCA.
Interview réalisé par Zahir Hamour
