Le spectre de la dissolution a apparemment fait son effet à travers les communes bloquées. Après Souk El Tenine, Kendira et autres, vient le tour de la commune d’Aokas.
En effet, il semblerait que poussé par le nouveau chef de daïra qui aurait exigé que les délibérations soient approuvées par l’assemblée, le président de l’APC d’Aokas qui refusait de parler du partage de l’exécutif depuis le jour de son installation serait revenu à de meilleurs sentiments. Ayant contacté les cinq autres élus issus de la liste indépendante (3) et de la liste FFS (2) pour essayer de dénouer la situation, il aurait trouvé un terrain d’entente avec les trois élus indépendants pour lesquels il a cédé les deux vice-présidences et la présidence d’une commission. Son parti, avec une majorité relative de quatre sièges sur neuf, garderait la présidence de l’APC et prendrait la présidence des deux autres commissions permanentes restantes. Le RCD signe ainsi un pacte avec les indépendants que leur leader considérait, il n’y a pas si longtemps de cela comme des éléments du DRS, outre le fait que la tête de liste des élus indépendants et futur 1er vice-président avait été traité publiquement de “bandit” par ce même président qui le sollicite pour l’assister dans la gestion de la commune. Pourquoi avoir attendu une année pour décider de partager le pouvoir ? Ce n’est quand même pas dans le but d’enfoncer davantage la commune dans son sous-développement ? Un dicton dit qu’il “n’est jamais trop tard pour bien faire.” Chose qui est vraie mais il n’est pas facile de convaincre toute une population sur la base de ce seul dicton. Ce qui est sûr c’est que la délocalisatoin de la décharge, l’aménagement et le bitumage des routes-lesquelles sont dans un état délabré et enfin plusieurs autres projets urgents attendent cet exécutif car auparavant le maire pouvait toujours justifier son retard par l’absence d’adjoints mais plus maintenant puisque l’installation des vice-présidents et des commissions ne saurait tarder. Elle interviendrait probablement juste après les fêtes de l’Aïd.
A. Gana
