Et ce afin de s’enquérir par secteurs, de la situation des projets de développement des communes relevant de sa circonscription administrative des états des consommations de crédits de paiement de recenser les contraintes rencontrées dans les réalisations suivies, des inspections de chantiers avec les présidents des APC et subdivisionnaires des services techniques pour connaître sur le terrain l’état d’avancement des travaux et prendre les mesures pour lever les contraintes susceptibles d’entraver l’avancement des projets, une démarche appropriée à même d’assurer le processus de développement socio-économique de la daïra.
Les secteurs concernés
Elle est aussi un moyen d’évaluer les efforts consentis pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens tous secteurs confondus, de connaître les besoins qui se font de plus en plus sentir, notamment en ce qui concerne l’alimentation en eau potable, l’assainissement, les routes, la santé, l’éducation dont des efforts ont été certes consentis, mais demeurent insuffisants en raison des besoins futurs d’une démographie galopante puisqu au dernier recensement de 2008, la population de la daïra de Kherrata a atteint les 60 000 habitants environ, dont les choix des nouvelles inscriptions de projets doivent répondre à des critères objectifs et prioritaires, de manière à assurer un équilibre harmonieux en matière de développement des localités rurales en particulier un des facteurs essentiels de lutte contre l’exode rural, qui doit s’accompagner d’autres mesures pour l’encouragement à l’exercice des activités agricoles à travers les PPDRI, qui constituent une formule complémentaire, mais malheureusement leurs concrétisations se heurtent à des contraintes bureaucratiques, particulièrement pour ce qui concerne la méthode de financement des actions individuelles qui trébuche dans leurs lancements.
S’agissant du processus de développement des communes de Kherrata et de Draâ El Caid, il a été constaté une nouvelle dynamique instaurée par le chef de daïra qui augure des perspectives positives allant dans le sens de la concrétisation des programmes futurs qui seront inscrits à l’indicatif des APC au titre des plans communaux de développement et sectoriels pour la prise en charge des préoccupations des populations de la daïra, notamment pour les zones rurales qui requièrent des priorités, surtout pour les secteurs vitaux tels que l’AEP, l’assainissement et les routes, auxquels il faut ajouter le renforcement des programmes d’aide à l’habitat rural pour répondre à une demande toujours croissante de la population rurale de la daïra de Kherrata, d’autant plus que l’éligibilité à l’extension et aux aménagements ont été réintroduits, ce qui permet de toucher une large couche sociale pour améliorer leurs conditions d’habitations.
En plus des efforts qu’il y a lieu de soutenir et de poursuivre en matière de développement local des communes de la daïra, un autre secteur mérite une attention particulière pour sa prise en charge à Kherrata, qui jusqu’à présent a été négligé : il s’agit des potentialités touristiques diversifiées existantes non exploitées, alors qu’elles constituent des richesses inépuisables pour l’économie de la région pour ne citer que les gorges du Chabet El Akra traversées par la route nationale n°9 sur 7 kms de long environs et dont les travaux ont duré de 1883 à 1870, cheminant en corniches entre les parois rocheuses d’une hauteur de plus de 1 000 mètres, offrant un axe vital reliant Béjaïa à Sétif d’une beauté inégalée, constituant un site touristique les plus beaux de l’Algérie et même des pays méditerranéens.
Une vocation, l’agriculture
A cela, s’ajoutent les barrages d’Ighil-Emda et de Chabet El Akra, ainsi que la cascade de Kefrida dans la commune de Taskriout, à quelques kilomètres de Kherrata. La prise en charge de ce secteur au niveau de cette région sera d’un grand apport au développement de cette région qui a cette vocation par excellence d’autant plus que cet axe routier — qui est la RN9 — est devenu un trait d’union, sur le plan économique et touristique, entre Béjaïa et les wilayas de l’Est du pays, lequel connaît une circulation très dense, notamment en période d’été où le flux des estivants vers les plages du littoral de Melbou jusqu’à Béjaïa, est très important.
Le tourisme ne se limite pas aux baignades et autres loisirs offerts par la mer, mais aussi il est diversifié entre autres les visites dans les sites naturels, les richesses qu’ils offrent en faune et flore, les randonnées.
Slimane Zidane
