La Dépêche de Kabylie

Prêche antikabyle pour la prière de l’Aïd à Bouzaréah

Les cercles intégristes ne sont pas prêts de déroger à leur règle consistant à cracher leur  » haine et animosité  » lors de prêches à tout bout de champs. Ainsi, les citoyens qui se sont rendus à la mosquée  » El Ihssene  » de Bouzaréah pour la prière de l’Aïd, ont eu la désagréable surprise d’écouter un prêche déformant l’histoire de l’apparition de l’acte de Sacrifice en religion ou la fête de l’immolation.

L’indélicat imam et non moins prêcheur de la mosquée,  » El Ihssene « , n’a pas trouvé mieux que de faire endosser aux Kabyles de Tizi Ouzou et aux gens de l’est du pays ses affabulations déformantes. Selon ses dires, rapportés par des présents sur les lieux,  » Sidna Ibrahim a voulu égorger Isaac et non Ismaïl, c’est ce que disent les Kabyles de Tizi Ouzou et une région de l’est du pays, NDLR « , a essayé le muezzin de la mosquée, de jeter l’anathème sur la Kabylie.

Cet acte de racisme délibéré contre la Kabylie, renseigne sur les visées peu nobles pour ce lieu de culte, où des novices sans foi ni loi sermonnent sans crainte.

La Kabylie, étant l’abcès de fixation de ces cercles islamistes, revient toujours dans leurs discours haineux, mais arriver à faire de son métier, par ailleurs fonctionnaire de l’Etat payé avec l’argent du contribuable, une tribune de haine et de ressentiment, interpelle les consciences.

Comment peut-on accepter qu’après plus de douze ans de résistance contre l’islamisme barbare, son aile idéologique et ses relais dans les institutions gérées par l’Etat puissent prendre, encore une fois, la relève d’un combat contre la République et les forces progressistes ?

Cette énième atteinte aux lois de la République appelle à une halte. Avons-nous le droit de baisser les bras devant cette remontée inquiétante du discours fondamentaliste ?

Le devoir de résistance accompli, héroïquement par les Algériennes et les Algériens durant les années sombres du terrorisme doit être couronné par un autre combat contre ce genre de dérives totalitaires des despotes islamistes. La levée de tout contrôle sur les prêches ouvre toutes les voies à ces  » fous « , à telle enseigne que même les positions politiques de l’Etat sont passées au peigne fin. Le contrôle des prêches doit être la priorité du département de M. Ghlamallah.

L’argent déboursé par le Trésor public afin d’honorer les émoluments des imams doit passer par une surveillance et un contrôle. Le ministère des Affaires religieuses, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales doivent, dans les plus brefs délais, mettre un terme à ces agissements qui ne manqueront pas de porter, pour la énième fois, atteinte, d’abord au caractère pacifique de la religion musulmane, et ensuite, ressusciter les vieux démons islamistes assoupis après une cinglante défaite contre les forces démocratiques et patriotiques.

Ces prédications prônant l’inimitié et l’agressivité ne sont pas seulement l’affaire des institutions de l’Etat. Les citoyens qui tirent la sonnette d’alarme, à chaque dérive, font preuve de citoyenneté exemplaire.

Tout comme les Patriotes qui ont bravé l’épée assassine des violeurs de femmes, ces citoyens méritent tous les hommages.

En définitive, le combat contre le fondamentalisme religieux ne connaîtra son épilogue qu’en éradiquant cette maladie et ce à la racine.

Mohamed Mouloudj

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