« Beaucoup de travail reste à faire »

La Dépêche de Kabylie : Vos premières impressions sur la défaite d’aujourd’hui ?

H. Chikhi : Aujourd’hui, nous avons joué amoindris, nous avons composé avec cinq joueurs. Pour vous dire la vérité, nous sommes actuellement dans une situation très délicate. Cela dit, je dois dire que notre groupe n’est pas encore prêt à 100 %, même si je dois avouer que nous croyons en les capacités de cette équipe, puisqu’à chaque fois qu’on joue à l’extérieur, on laisse souvent de bonnes impressions. Bref, le groupe est en train de se reconstruire.

C’est votre 3e match à la tête de l’équipe. A cet effet, comment avez-vous trouvé le groupe surtout avec des défaites subies à domicile même ?

Vous dire que j’ai trouvé un groupe qui n’est pas touché moralement serait vous mentir, surtout après la défaite face à Kherrata sur le score que vous connaissez (1-6). Il faut dire que nous n’avons pas encore d’équipe-type puisqu’à chaque match, on change entre quatre à cinq éléments. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de continuité, et puis on n’a pas de groupe valable pour aborder la compétition. Cela dit, beaucoup de travail reste à faire de ce côté-là.

Que pensez-vous des résultats réalisés par votre équipe ?

En decà de nos attentes. Et puis, comment voulez-vous réussir des résultats alors que jusqu’à présent nous n’avons même pas de terrain d’entraînement ni même celui dans lequel on pourrait recevoir nos adversaires. Ce qui fait que nous sommes toujours obligés de jouer nos rencontres en déplacement.

Sinon, la production de l’équipe a été bonne dans l’ensemble aujourd’hui…

Si nous sommes venus à Amizour, c’est pour gérer intelligemment le match, avec beaucoup plus de prudence. Cela dit, je remercie notre adversaire pour son fair-play sur le terrain et sa victoire d’aujourd’hui est méritée, d’autant plus que la JSBA était bien organisée sur le terrain. Bref, aujourd’hui on est sortis avec les honneurs, contrairement à la semaine passée où on a perdu 5 à 1 à domicile.

La suite comment la voyez-vous ?

Je pense que tout le monde doit mettre la main dans la main pour sortir de cette situation, et il faut dire que l’entraîneur ou les joueurs, à eux seuls, ne peuvent pas tout faire. Ce qui fait que le club a besoin de tout le monde, surtout les autorités de Fréha, auxquelles nous lançons un appel pour nous aider, car si on reste comme ça, la situation va empirer de plus en plus cela même si on veut faire quelque chose pour cette équipe, mais il y aura certaines limites où on ne pourra pas tenir. Cela dit, on ne va pas croiser les bras, et on va tout faire pour que le CAF garde sa place dans ce palier.

R. M.