Deuxième coup de théâtre à l’APC d’Aokas. N’ayant pas réussi à faire accepter les membres de l’exécutif, proposés en dernier recours après une année de blocage, le président de l’APC, élu sur la liste de la formation de Saïd Sadi, aurait déposé sa démission du parti, quelques instants après la fin de la séance de délibération organisée dimanche matin dans le but, primordial, d’installer les vice-présidents. Malgré l’approbation des différents points inscrits à l’ordre du jour, notamment l’installation officielle des commissions, le refus de répondre favorablement à la variante de l’exécutif, proposée par le maire,les élus du FFS et surtout ceux du RCD, a probablement motivé cette décision inattendue du premier magistrat de la commune. Elle était surtout inattendue du fait que ce dernier avait proposé le report de l’installation de l’exécutif à dimanche prochain dans le but certainement de proposer d’autres noms comme le pensait la population.
Slimane Bellouz, car c’est de lui qu’il s’agit, avait rejoint le parti qu’il vient de quitter, au début de l’année 90 et a été tête de liste aux élections communales de la même année qui l’avaient vu occuper la présidence de l’APC pendant près de deux ans avant que son parti n’appelle à la démission de ses élus de l’ensemble des assemblées élues.
Ce militant de la première heur au sein du RCD a mené une seconde fois la liste de son parti aux communales de 2005 où il remportera deux sièges avec le plus grand nombre de voix mais hélas pour lui la circulaire favorisant le plus âgé était alors de vigueur.
Durant les élections de l’année passée, son parti remportera une majorité relative de quatre sièges sur neuf pour ne pas parvenir à installer l’exécutif et les commissions, une année durant, faute de compromis avec les autres élus communaux.
Pensant avoir résolu définitivement ce problème en organisant la délibération du dimanche après des tractations menées depuis quelques jours, il sera déçu par l’opposition de ses pairs et quitte le parti dans lequel il avait milité depuis près de deux décennies. Le bureau de section et les militants parviendront-ils à faire changer d’avis l’édile communal ?
Dans le cas contraire, comment fera le président d’APC pour gérer la commune, sachant que les autres élus, notamment ceux de la même liste que lui ne l’assisteront pas dans sa tâche ? Nous aurons certainement des réponses dans un proche avenir.
A. Gana.
