C’est l’hiver. Si en ville et dans quelques villages, le gaz naturel fait l’affaire des citoyens en cette période, ceux qui se servent du gaz butane commencent à penser aux grandes files d’attente. Ainsi, dès le matin, des chaînes se forment devant la station Naftal. « On est servi comme d’habitude, mais avec le froid, la consommation a presque doublé si bien que les clients prennent d’assaut ce point de vente. Mais, il ne faut pas parler déjà de pénurie. C’est une situation normale quand on sait que ces derniers jours, la température ne cesse de baisser. Et les gens ont peur de la neige », nous a confié sous couvert d’anonymat une source proche de cette pompe à essence. Même si les distributeurs arrivent dans les hameaux les plus reculés, il faut dire que le point de vente de Tizi Gheniff est fréquenté non seulement par les habitants des villages de cette municipalité mais aussi par ceux de M’kira.
L’autre pompe à essence privée à Tiqetart n’Tachachith n’est pas épargnée par cette tension. « Nous louons une camionnette pour nous approvisionner au prix de deux cents dinars la bouteille au lieu de deux cents trente cinq dinars la bonbonne chez les détaillants », nous a dit cet habitant d’Ath Itchir.
A Draâ El Mizan, le point de vente de la station Naftal a été fermé depuis le lancement des travaux de rénovation de ladite station si bien que les habitants doivent aller chercher ce combustible tant demandé en cette période ailleurs. Une autre situation mérite d’être soulevée. Il s’agit de la file d’attente des automobilistes dont les véhicules fonctionnent avec Sirghaz.
« Parfois, on passe plus de trois heures à attendre notre tour. C’est la seule pompe dans la région surtout depuis la fermeture de celle de Draâ El Mizan. Les véhicules des deux daïra de Draâ El Mizan et Tizi Gheniff sont servis ici », nous a déclaré un chauffeur de taxi. En attendant la généralisation du gaz naturel pour tous, les utilisateurs du gaz butane doivent tenir leur mal en patience.
A. O.
